contre la relance actuelle du nucléaire

Vendredi 12 janvier 2007

 

 

Réseau Sortir du Nucléaire

 

 

Fédération de 765 associations

 

 

9 rue Dumenge, 69004  LYON

 

 

Tél. 04 78 28 29 22 Fax 04 72 07 70 04

 

 

www.sortirdunucleaire.org

 

 

                                                                                                                                                                              

 

 

 

 

 

Article de Paul burel - Ouest-France du 10/01/07 – En guise de droit de réponse citoyen :

 

 

 

 

 

Le nucléaire est marginal et déclinant

Il n'y a pas de "grand retour" du nucléaire

 

Comme un certain nombre de ses collègues journalistes, M. Burel a pris pour argent comptant les effets d'annonce des industriels du nucléaire, relayés par la Commission européenne. Ainsi, le nucléaire ferait son "grand retour". Non seulement ce n'est pas le cas, mais... la réalité est exactement inverse (*).

 

 

 

Ce 1er janvier 2007, pas moins de sept réacteurs ont définitivement cessé de fonctionner en Europe, atteints par la limite d'âge ou devenus trop dangereux : deux à Dungeness et deux à Sizewell (Angleterre), deux à Kozlodoui (Bulgarie), et un à Bohunice (Slovaquie). Il ne s'agit là que des prémices d'un déclin inexorable que l'industrie nucléaire mondiale, au mieux, va tenter de limiter.


Ainsi, le 10 novembre 2006, Claude Mandil, directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a déclaré : "la tâche principale de l'industrie nucléaire dans les années à venir sera de remplacer les centrales existantes qui auront atteint leur fin de vie. Cela signifie qu'on aura besoin de nombreuses centrales sans pour autant augmenter la part du nucléaire dans la production d'électricité."

 

 

 

Et encore, il s'agit d'une formulation diplomatique de la part de M. Mandil, mieux placé que quiconque pour savoir que c'est la déclin qui attend le nucléaire : la seule chose qui soit certaine est la fermeture, d'ici 2025, d'environ 250 réacteurs nucléaires sur les 435 en fonctionnement actuellement sur la planète. Et la fermeture des autres arrivera dans les deux décennies suivantes.

 

 

 

M Burel et les tenants du nucléaire tentent de se rassurer en utilisant la méthode coué : on dénombrerait ainsi "222 projets de constructions de réacteurs". Il s'agit d'une pauvre compilation d'effets d'annonce, la plupart du temps faits par des représentants locaux de l'industrie nucléaire.

 

 

 

Le nucléaire permettrait de lutter contre le réchauffement climatique ? Le rapport "Facteur 4", remis au gouvernement français en octobre dernier, explique que "l'énergie nucléaire représente 2 % de l'énergie finale dans le monde" et pointe "l'apport finalement marginal du nucléaire" dans la lutte contre l'effet de serre.

 

 

 

Le prix de l'électricité d'origine nucléaire deviendrait compétitif ? Les britanique n'en finissent plus de réévaluer la facture du démantèlement de leurs installations, passée de 70 à 104 milliards d'euros en quelques semaines. Pour la France, on peut multiplier ce total par trois ou quatre : explosif !

 

 

 

L'atome surferait sur la vague écologiste et l'opinion y serait favorable ? La Commission européenne est restée bien discrète sur le sondage qu'elle vient elle-même de commander et qui montre que seulement 20% des européens (et 21% des français) sont favorables au nucléaire.

 

 

 

La France serait un "expert" reconnu ? Areva n'arrive même pas à construire le seul réacteur qu'elle ait réussi à vendre, l'EPR en Finlande : au moins 3 ans de retard et 1 milliard d'euros de pénalités. En attendant pire.

 

 

 

Le changement climatique et la montée du prix de l'énergie sont de vrais problèmes... mais le nucléaire, marginal et déclinant, est totalement incapable d'y répondre. Il ajoute par contre ses propres tares : risques de catastrophes, déchets radioactifs, prolifération vers la bombe atomique. Pour sauver la planète, il faut certes lutter contre le changement climatique, mais aussi sortir au plus vite du nucléaire. On ne soigne pas la peste avec le choléra...

 

 

 

Stéphane Lhomme (06 64 100 333)

 

 

Alain Rivat (06 67 67 27 74)
Portes-parole du Réseau "Sortir du nucléaire"

 

 

 

(*) Illustration à travers quelques exemples :

- Grande-Bretagne
22 des 23 réacteurs actuels seront fermés en 2023. Certes, M. Blair annonce des projets de nouvelles centrales, mais il est un des seuls à soutenir cette idée, face à une opinion publique qui y est très défavorable. Qui plus est, M. Blair a annoncé que les éventuelles nouvelles centrales devraient être construites par des entreprises privées... sans subventions de l'Etat. Or, le nucléaire ne s'est développé que lorsque des Etats lui ont consacré d'immenses sommes d'argent public (sans jamais demander leurs avis aux citoyens, mais cela est encore un autre débat). Il est vraisemblable que, vers 2020, le nucléaire représentera moins de 1% de l'énergie consommée en Grande-Bretagne.

- Russie
Vladimir Poutine annonce de nombreux nouveaux réacteurs nucléaires, mais il est bien moins loquace concernant la fermeture prochaine des 31 réacteurs actuels : "Tous nos réacteurs (opérationnels) s'éteindront dans dix ans. Pour éviter le "gel" du secteur nucléaire civil, il nous aurait fallu construire 1,5 réacteur par an depuis longtemps" a expliqué un membre d'une délégation du Kremlin en visite aux USA (cf dépêche de l'agence RIA Novosti du 7 décembre 2006).

- Europe centrale
Les quelques vingt réacteurs nucléaires de ces pays, pour la plupart anciens et de technologie soviétique, sont promis à une fermeture prochaine. Les pays Baltes et la Pologne se sont associés pour essayer de construire un réacteur nucléaire. Loin d'être un élément du supposé "grand retour" du nucléaire, ce projet vise seulement à essayer de compenser la fermeture avant 2009 du second réacteur d'Ignalina (Lituanie), le premier étant... déjà fermé.

- USA
Aucune commande de réacteur n'a eu lieu depuis l'accident nucléaire de Three Mile Island (1979). Depuis, la durée de vie des 103 réacteurs en activité est régulièrement prolongée (jusqu'à 60 ans pour certains), augmentant considérablement le risque d'accident. Le Président Bush a certes signé en juin 2005 des dispositions pour attribuer de fortes sommes publiques aux compagnies privées qui construiraient des réacteurs nucléaires, mais aucun projet ne semble se concrétiser et le processus pourrait être remis en cause du fait de l'alternance du pouvoir avec les Démocrates. Et, même si certains projets se réalisaient , ils seraient très loin de compenser la véritable bérézina qui frappera l'industrie nucléaire des USA lorsque les vieux réacteurs fermeront enfin. (Il faut espérer que ce ne soit pas après une catastrophe nucléaire).

- Asie
C'est dans cette région du monde que les projets semblent (hélas) les plus sérieux. Ainsi, la Chine est parfois annoncée comme "le nouvel eldorado" du nucléaire parce qu'elle entend construire 30, et peut-être 40 nouveaux réacteurs. Rien ne permet de penser qu'ils seront tous construits (tant les investissements financiers nécessaires sont immenses) mais, même si c'est le cas, la Chine produira alors "royalement" 4% de son électricité avec le nucléaire, soit 0,7% de sa consommation d'énergie. De même, les projets annoncés en Inde, une vingtaine de réacteurs, permettraient à peine à ce pays de couvrir environ 5% de son électricité (1% de sa consommation d'énergie).
Le parc nucléaire japonais, le troisième au monde après les USA et la France, connait de graves problèmes de sûreté, 17 réacteurs ayant même été fermés d'un coup (pour plusieurs mois) en 2003 du fait de la falsification par les exploitants de rapports de sûreté alarmants. L'opinion publique a été très marquée par ce scandale mais aussi par l'accident de Tokaï-Mura en 1999, qui a causé la mort de trois travailleurs et irradié des centaines d'habitants.

- Amérique du Sud
Le Brésil, où ne fonctionnent que deux réacteurs, en annonce 5 nouveaux, mais il est d'abord confronté au problème d'Angra3, réacteur resté en pièces détachées depuis... 20 ans. Idem pour l'Argentine (où fonctionnent aussi deux réacteurs) qui a annoncé en août 2006 un plan nucléaire dont le premier objectif est de terminer la construction du réacteur Atucha 2, commencée... en 1981.

- Dictatures
Ici ou là, des dictateurs pensent se donner du prestige en annonçant la construction d'un réacteur nucléaire. C'est le cas de Kadhafi (Libye), Loukachenko (Biélorussie, pays toujours contaminé par la catastrophe de Tchernobyl) ou de l'Egypte où le fils de Moubarak a le soutien des USA pour la construction d'un réacteur. La Corée du Nord et l'Iran ont chacun un programme nucléaire pour lequel la production d'électricité reste virtuelle, l'objectif étant l'accès à l'arme atomique. En résumé, beaucoup d'annonces pour... fort peu d'électricité.

- Allemagne / Suède
On peut lire ici où là que le plan de sortie du nucléaire en Allemagne serait remis en cause. Ce n'est pour le moment pas le cas mais, de toute façon, le pire qui soit envisagé est de ne pas fermer les réacteurs de façon anticipée. En aucun cas la construction de nouveaux réacteurs n'est envisagée : le nucléaire est de toute façon promis à la disparition en Allemagne. La situation est identique en Suède où la fermeture des 10 réacteurs actuels a été décidée en 1980. Ce plan traîne certes en longueur mais, là aussi, aucun nouveau réacteur n'est prévu et le nucléaire va de toute façon disparaitre. Notons aussi qu'un accident, potentiellement très grave, a été frôlé le 25 juille dernier à la centrale de Forsmark.

 

 

 

- Finlande / France

Ces deux pays portent les espoirs de l'industrie nucléaire en Europe : ils souhaitent construire chacun... un réacteur, l'EPR du français Areva. Une fois de plus, rien à voir avec un "grand retour" du nucléaire. D'autant que le chantier finlandais, le seul à être lancé, est un véritable calvaire : 18 mois de retard officiellement, au moins trois ans en réalité. Le constructeur Areva perdrait dans l'affaire près d'un milliard d'euros. Qui plus est, l'EPR a été refusé le 16 décembre dernier par les chinois à l'occasion ce qui était présenté comme le "contrat du siècle", la construction de quatre réacteurs. De fait, on ne saurait trop conseiller à la France de renoncer à construire l'EPR prévu à Flamanville (Manche), et d'en reverser le financement vers les économies d'énergie et les énergies renouvelables.

 

Par Stéphane Lhomme
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Jeudi 1 mars 2007

            Pour le CO2 c’est l’ensemble de la filière nucléaire qu’il faut analyser.

 

 

Il est exact qu’un réacteur nucléaire  produit peu des émissions de CO²; par contre l'ensemble des industries du nucléaire et des transports de cette industrie, de la mine aux déchets, et notamment les transports, ont des émissions qui, sans être au niveau de celles de la combustion des combustibles fossiles, ne sont pas nulles et en tout cas supérieures à celles résultant de programmes d'efficacité énergétique ("à même service rendu, l'énergie la moins polluante est celle que l'on ne consomme pas") et d'utilisation des énergies renouvelables.Au Canada, le gouvernement fédéral ne prévoit pas de crédit pour la réfection des centrales nucléaires car elles ne contribuent pas à la diminution de l’effet de serre en vertu du protocole de Kyoto... (voir tableau ci-dessous qui montre qu’électricité peut signifier C02).

 

 

            Les dangers majeurs entraînés par le nucléaire

 

 

Cet avantage relatif en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre par rapport à des centrales à combustible fossile (elles-mêmes plus ou moins "émettrices" selon le combustible et la technique) doit être mis en regard des "inconvénients" que représentent les risques d'accidents, les rejets et déchets radioactifs et la prolifération des armes nucléaires, du terrorisme . Tchernobyl est là avec ses 9 millions de personnes vivant toujours dans des territoires contaminés (source ONU), ses 500 000 enfants malades, son million de liquidateurs qui ont sauvé l’Europe d’un plus grand désastre et meurent peu à peu « sous le boisseau » ( "Enfants de Tchernobyl-Bélarus" 22 rue Principale  68480 Biederthal ; site : http://enfantsdetchernobylbelarus.doubleclic.asso.fr/)

 

 

            C'est le dérèglement climatique qui s'attaque au nucléaire, démultipliant les risques et les problèmes.

 

 

Au cours de la tempête de décembre 1999, la centrale nucléaire du Blayais (Gironde) a été gravement inondée, frôlant la catastrophe. Pendant la canicule 2003, EDF a dû arrêter de nombreux réacteurs - et même arroser ceux de Fessenheim (Alsace) – du fait du réchauffement des eaux des fleuves, et la France n'a évité la pénurie qu'en important massivement de l'électricité à un coût exorbitant.

 

 

Quelques jours à peine après les défaillance de la France nucléaire à répondre aux pointes de consommation de cet hiver dernier, c'est à nouveau le spectre de la sécheresse qui menace : avant que les autres centrales nucléaires ne soient touchées, il apparaît déjà que celle de Civaux (Vienne) va être sous peu en difficulté du fait de la baisse du niveau de l'eau dans la Vienne.

 

 

Il faut s'attendre à des canicules et des excès climatiques de plus en plus fréquents et intenses, provoquant la neutralisation des réacteurs nucléaires !

 

 

            Les pays qui ont le plus de nucléaire, dont la France le pays le plus nucléarisé du monde, contribuent le plus à l’effet de serre….car ils encouragent une société de gaspillage vulnérable et dépendante.

 

 

En incitant à  l'augmentation de la consommation d'électricité (chauffage électrique, climatisation), la France, suréquipée en production de « base », a du mal à assurer les pointes et doit pour cela importer de l’électricité, d’Allemagne en particulier, à qui on achète plus d’électricité qu’on lui en vend. Cet hiver la France a importé de l’électricité de l’Allemagne pourtant engagée dans la sortie du nucléaire et où il faisait encore plus froid.  Le réseau allemand tombant en panne, n’a pas pu nous fournir à l’heure de pointe provoquant l’effondrement d’une partie du réseau français. Gérer les « pointes » renforce le besoin en centrales électriques alimentées en combustible fossile et entraîne par conséquent une augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

 

 

            Le retard dans une politique énergétique novatrice pour lutter contre les gaz à effet de serre

 

 

Nous prenons ainsi du retard dans ce domaine 100 fois plus développé en Allemagne (dès maintenant plus de 10% de son électricité est produite par le solaire et l’éolien) au Danemark ou ailleurs, ce qui nous pénalise commercialement et en emplois potentiels, sachant que les économies d’énergie et les énergies nouvelles sont bien plus créatrices d’emplois que la production centralisée

 

 

d’électricité. (voir étude des 7 vents www.sortirdu nucleaire.org)

 

 

Promotion de la consommation d’énergie, voir gaspillage, fragilité face aux pointes climatiques, retard dans les activités de maîtrise d’énergie –que ce soit dans les systèmes à haut rendement, les matériels efficaces, les énergies renouvelables, voilà ce qui caractérise la France, modèle mondial du nucléaire.

 

 

elle exporte l’équivalent de 9 à 10 réacteurs..).

 

 

 C'est au niveau mondial que se pose l'enjeu de la lutte contre le changement climatique. Les études publiées par Global Chance montrent qu'une relance massive et aussi rapide que possible du nucléaire au plan mondial, avec tout les risques qu'elle comporterait sur le plan de l'environnement, de la santé et de la paix, n'apporterait qu'une contribution mineure en 2030 à la diminution indispensable des émissions de gaz à effet de serre, en tout cas inférieur à 10% des émissions de CO² prévues à cette époque (actuellement le nucléaire assure 2,5% de l’énergie consommée dans le monde— sources AIEA). . La Chine qui lance un appel d’offre pour 4 réacteurs ambitionne de passer de 2 à 4% d’électricité nucléaire en 2030, c’est dérisoire.  Pour lutter contre l’effet de serre il est plus efficace de vendre à la Chine par exemple des centrales à charbon moins polluantes ; EDF sait les faire (ex. à Gardanne).

 

 

Ainsi, malgré les efforts de notre industrie nationale, le nucléaire est plutôt sur le déclin, et la crise touche ses infrastructures. Il souffre d’une crise de légitimité (désinformation de la population, risque de catastrophe depuis Tchernobyl, prolifération militaire à partir du nucléaire civil, menaces terroristes, gestion non résolue des déchets, coûts considérables cachés et pris en charge jusque là par les états etc.). Crise aussi du vieillissement des 440 réacteurs. Il faudrait en démarrer 80 dans les 10 ans (seuls 31 sont engagés), 200 dans les 10 ans suivants, pour conserver la part mondiale actuelle du nucléaire.

 

 

 

 

 

Les silences des discours sur l’effet de serre

 

 

             L’énergie ne produit que 13% des gaz à effet de serre en France (voir tableau ci contre) et dans le monde encore moins. Le CO2 n’est pas le seul coupable de l’augmentation des gaz à effet de serre.

 

 

"Les versions des années 90 s'accordaient à donner au gaz carbonique 50% de la responsabilité de l'effet de serre, 15% au méthane, 12% au protoxyde d'azote, 15% à la vapeur d'eau et 8% pour les autres sources, principalement les fréons et ozone d'origines récentes. Donc, haro sur le

 

 

grand responsable, le CO2. Accusé numéro 1 : les combustibles fossiles ; le discours passe très bien auprès des populations sensibilisées aux problèmes de l'environnement. Manipulation ?" (...)

 

 

"Mais cette augmentation est aussi due à la déforestation, à la mortalité du plancton végétal induite par l'intensification des ultraviolets du fait de la dégradation de la couche d'ozone stratosphérique sous l'action des fréons ; ces diverses causes d'évolution du taux de CO2 dans l'atmosphère sont d'ampleur sensiblement égale à l'usage des combustibles fossiles dont on peut évaluer l'impact global sur l'augmentation des gaz à effet de serre à environ 4 à 5%. Dans le même temps, le méthane a plus que doublé en passant de 0,8 à 1,7 ppmv, soit 8% d'augmentation de l'effet de serre ; principaux coupables, l'agriculture et l'élevage intensifs, la déforestation. Le protoxyde d'azote (N2O) est passé de 0,275 à 0,305 ppmv et l'effet de serre d'une seule molécule est estimée à l'égal de 310 molécules de CO2 ; là encore les principaux coupables sont l'agriculture

 

 

et l'élevage intensifs." http://www.dissident-media.org/infonucleaire/vache_industrie.html

 

 

 Que ce soit au niveau national ou au niveau mondial, la réduction des émissions de gaz à effet de serre (il faudrait réduire d'un facteur 4 à l'horizon 2050 dans les pays industrialisés comme la France) demande une politique diverse :

 

 

 Lutter contre la déforestation, favoriser une agriculture n’émettant pas de CO2 et de méthane ou promouvoir des méthodes minimisant l’impact de ce méthane (production de biogaz), lutter contre la destruction du plancton sont des moyens de lutte efficace contre l’effet de serre minimisés par la discours ambiants.

 

 

 Une politique énergétique moins productrice en gaz à effet de serre est un des éléments de cette politique globale. Cette politique est une  combinaison de programmes massifs de sobriété et d'efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables. Une réduction  de la consommation d'énergie à meilleur service rendu est possible dans des conditions économiques favorables, avec des bénéfices considérables en termes sociaux (emploi, confort), environnementaux (pollutions locales, climat) et géopolitiques (réduction des tensions, développement des pays les plus pauvres, étranglés aujourd'hui par l'augmentation des prix de l'énergie). C’est dans le cadre d’une société sobre en énergie que les énergies renouvelables auront toute leur place dans les pays du nord « énergie voraces ». Une réduction du CO2 produit par les centrales à charbon dans les autres pays comme la Chine ou l’Inde est aussi un des éléments de cette politique globale.

 

 

Tentative de synthèse par Monique Guittenit

 

 

Emprunts de la réflexion aux docs divers du Réseau (diaporama de Nadège Morel, brochure contre l’EPR de Martin Leers et travail de Pierre Péguin membre du CA) ainsi qu’ à Stop Nogent (dissident- média)

 

 

 

 

 

Par Monique Guittenit
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