articles contre EPR

Vendredi 8 décembre 2006 5 08 12 2006 04:51

Stop EPR et sa ligne THT : l'Etat, EDF et Areva mentent!

 

 

 

 

 

1. Les besoins en électricité de la France nécessitent la construction d'une nouvelle centrale nucléaire équipée d'un réacteur EPR.

 

 

 

 

 

Faux

 

- La France est déjà suréquipée en nucléaire qui assure 80% de la production d'électricité (environ 30% en Allemagne et au Japon). Une telle proportion est dangereuse en termes de sécurité énergétique (dépendance d'une seule source et d'une seule technique) et défavorable sur le plan économique (le coût du kWh nucléaire augmente très rapidement lorsque la durée d'utilisation diminue).

 

 

- La France produit déjà plus d'électricité qu'elle n'en consomme : en 2004, les exportations nettes ont représenté 13% de la consommation intérieure. Ces exportations – dont l'origine est la surcapacité du parc - ont un intérêt économique discutable tandis que les déchets radioactifs et les risques associés à la production correspondante restent "nationaux". Cette production peut donc être affectée progressivement à la consommation nationale, ce qui évite de nouveaux investissements.

 

 

- Jusqu'en 2025 au moins, les besoins de base en électricité peuvent être largement remplis par le nucléaire existant, sans nouvel investissement.

 

 

- Du fait de la surcapacité nucléaire, la France surconsomme de l'électricité, pour tous les usages et notamment pour le chauffage électrique, ruineux pour les consommateurs. En 2004, la consommation finale d'électricité par habitant de la France était de 6940 kWh, contre 6200 pour l'Allemagne.

 

 

 

 

 

La construction de l'EPR ne répond à aucun besoin. C'est une dépense supplémentaire considérable qui va retomber sur le budget des consommateurs et dont la seule finalité est le soutien à une industrie nucléaire qui engage la France sur des choix néfastes, tant sur le plan énergétique qu'environnemental et de politique industrielle.

 

 

Ce dont la France a besoin est d'abord de sobriété et d'efficacité dans les utilisations de l'électricité ("NegaWatt") et de production d'électricité décentralisée, au plus près des consommateurs, à partir des énergies renouvelables. Si nécessaire, les besoins de pointe peuvent être fournis par des centrales au gaz naturel à cycle combiné.

 

 

 

 

 

2. EPR est un réacteur de 3ième génération, plus sÛr que les autres,

 

 

 

 

 

Faux

 

- Le réacteur EPR est le dernier "modèle" des réacteurs à eau ordinaire et uranium enrichis dits de "2ième génération" qui équipent les centrales nucléaires françaises lancées depuis 1970 (démarrage de la centrale de Fessenheim en 1977) et surtout après 1974. Ce modèle est celui des réacteurs américains des années 60 dérivés des moteurs de sous-marins nucléaires.

 

 

- Ce réacteur ne présente pas d'amélioration décisive sur le plan du risque d'accident majeur : EdF reconnaît dans un document classé Confidentiel Défense qu'il ne résisterait pas au crash d'un gros avion de ligne.

 

 

- Ce réacteur ne présente aucun progrès en termes de nature des déchets radioactifs et une très faible réduction des quantités de ces déchets.

 

 

- Ce réacteur est prévu pour utiliser des combustibles au plutonium (MOX), ce qui perpétue le retraitement des combustibles irradiés et la production de plutonium, techniques et matière hautement "proliférantes" (risque de détournement de matière nucléaire permettant la fabrication d'une bombe nucléaire).

 

 

 

 

 

L'accroissement du parc nucléaire par ce nouveau modèle de réacteur ne fait qu'augmenter la vulnérabilité du système français de production d'électricité aux bouleversements climatiques (accident du Blayais durant la tempête de 1999; réchauffement des eaux de rivière par le refroidissement des centrales, risques sur le réseau) et sa fragilité vis-à-vis des agressions extérieures et des risques technologiques sur l'ensemble de la filière.

 

 

 

 

 

3. EPR doit être le réacteur nucléaire du XXIième siècle, dans le monde entier

 

 

 

 

 

Faux :

 

 

- EPR ne répond pas aux exigences de sûreté relatives au risque d'accident majeur.

 

 

- Il en est de même des industries du combustible nucléaire (retraitement, production et transport du plutonium, usines de fabrication du MOX) et des transports – nationaux et internationaux) des matières nucléaires.

 

 

- EPR produit des déchets radioactifs qui seraient dangereux pendant des centaines et des milliers d'années : aucune solution n'existe à ce jour pour leur élimination et leur stockage représente un fardeau insupportable pour les générations futures, même les plus proches.

 

 

- La fabrication du combustible nucléaire de l'EPR repose sur des techniques "proliférantes" : enrichissement de l'uranium, retraitement des déchets et production de plutonium, utilisation du plutonium comme combustible.

 

 

- Le recours au nucléaire ne peut être une solution universelle comme le montre l’exemple iranien. Au contraire les renouvelables sont elles bel et bien universelles et d’ailleurs leur marché est aujourd’hui beaucoup plus important que celui du nucléaire.

 

 

 

 

 

L'argument de l'exportation de centrales EPR dans le monde entier a déjà été utilisé dans le passé pour justifier l'ampleur du programme lancé en 1974 : en trente ans, seules 8 unités ont été vendues (pour 58 construites en France). Le marché déjà très faible des centrales nucléaires de grande puissance comme EPR est réservé de fait à des pays qui les construisent ou les construiront d'eux-mêmes.

 

 

La décision de construire EPR dont la technique est déjà obsolète est une erreur de politique industrielle dans les choix des technologies énergétiques à développer : les conséquences sur l'économie et sur l'emploi dans le secteur énergétique seront graves.

 

 

 

 

 

4. Grâce à EPR, la France accroît son indépendance énergétique et se protège de la hausse des prix du pétrole

 

 

 

 

 

Faux :

 

 

- La place du nucléaire dans le bilan énergétique français est toujours exagérée : l'électricité ne représente que 22% de la consommation d'énergie finale et la contribution du nucléaire à celle-ci est donc d'environ 17%.

 

 

- La dépendance de la France vis-à-vis du pétrole est la même que celle de ses voisins européens et de la moyenne européenne : en 2004, la consommation de pétrole par habitant est de 1,52 tonne en 2004, pour l'Allemagne comme pour la France.

 

 

- Le secteur le plus vulnérable vis-à-vis du pétrole est le secteur des transports : il représente 53% de la consommation totale de pétrole et il dépend pour 95% des produits pétroliers.

 

 

 

 

 

Une moindre dépendance énergétique et en particulier pétrolière repose sur :

 

 

- Des économies d'énergie dans tous les secteurs (sobriété et efficacité).

 

 

- Un changement radical de la politique des transports par le développement rapide des modes de transports "doux" et des transports collectifs et du train pour le déplacement des personnes et le développement du train pour les transports de marchandises.

 

 

- Le développement des énergies renouvelables pour les usages thermiques et électriques.

 

 

 

 

 

5. La construction de l'EPR est un facteur de développement économique et social

 

 

 

 

 

Faux :

 

 

- Cette dépense inutile va accroître la facture des consommateurs d'électricité.

 

 

- L'EPR doit coûter au minimum 3,3 milliards d'euros. Le même investissement en économies d'électricité) permettrait au contraire de réduire cette facture à service rendu égal ou supérieur et d'économiser plus que la production de la centrale EPR. Il permettrait aussi de produire autant d'électricité avec les énergies renouvelables et de créer quinze fois plus d'emplois comme le démontre l'étude "Un courant alternatif pour le Grand Ouest".

 

 

- En poussant à la consommation d'électricité, EPR aggrave le gaspillage de l'électricité et donc la facture du consommateur.

 

 

- L'accroissement de la consommation d'électricité lié à l'accroissement du parc nucléaire par l'EPR ("il faut bien consommer cette électricité") aura pour conséquence l'accroissement de l'utilisation de combustibles fossiles dans des centrales permettant de fournir de l'électricité en pointe (notamment pour le chauffage électrique), ce qui entraîne des dépenses supplémentaires en investissement et importation de combustible.

 

 

 

 

 

Le développement économique et social, comme l'amélioration de l'environnement local et global (lutte contre le changement climatique) réclament en priorité des programmes vigoureux d'efficacité énergétique (dans tous les secteurs et toutes les régions) et de développement des énergies locales et renouvelables.

 

 

 

 

 

6. La France développe le nucléaire mais avec autant d'ampleur les économies d'énergie et les énergies renouvelables

 

 

 

 

 

Faux :

 

 

- A part l'existence de la "grande hydraulique" développée dans le passé et la consommation – elle aussi ancienne - de bois énergie, la France est la lanterne rouge de l'Europe pour le développement des énergies renouvelables modernes (chauffage et chauffe-eau solaire, éolien, petite hydraulique, photovoltaïque, biogaz, biomasse, géothermie). Les annonces récentes sur les carburants de substitution ne doivent pas masquer toutes les questions, notamment environnementales, posées par ce type de production.

 

 

- Si la France se situe à un niveau moyen en Europe en termes globaux d'économies d'énergie (des succès indéniables dans le domaine des bâtiments et de l'industrie, des économies réalisées surtout avant le contre-choc pétrolier de 1986), le niveau des économies d'électricité est pratiquement nul et la promotion publicitaire des usages de l'électricité accroît le gaspillage, comme la prolifération des modèles automobiles fortement consommateurs d'énergie.

 

 

- Une relance relative se manifeste avec les crédits d'impôts et les tarifs de rachat de l'électricité "renouvelable" mais on est encore loin du compte.

 

 

- La "monoculture nucléaire" qui caractérise les budgets de recherche et les décisions publiques en matière d'investissement (EPR essentiellement) freinent ce développement, tout particulièrement pour les usages de l'électricité.

 

 

 

 

 

L'effort public dans le secteur de l'énergie doit être réorienté de façon drastique, tant sur le plan de la recherche que de l'investissement, en faveur de la sobriété et de l'efficacité et des énergies renouvelables.

 

 

 

 

 

7. L'EPR est un instrument indispensable de la lutte contre l'effet de serre

 

 

 

 

 

Faux :

 

 

- Il est exact qu'une centrale nucléaire ne produit pas des émissions de gaz à effet de serre; par contre l'ensemble des industries et des transports de cette industrie, de la mine aux déchets, et notamment les transports, ont des émissions qui, sans être au niveau de celles de la combustion des combustibles fossiles, ne sont pas nulles et en tout cas supérieures à celles résultant de programmes d'efficacité énergétique ("a même service rendu, l'énergie la moins polluante est celle que l'on ne consomme pas") et d'utilisation des énergies renouvelables.

 

 

- Cet avantage relatif en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre par rapport à des centrales à combustible fossile (elles-mêmes plus ou moins "émettrices" selon le combustible et la technique) doit être mis en regard des "inconvénients" que représentent les risques d'accidents, les rejets et déchets radioactifs et la prolifération nucléaire.

 

 

- Avec son programme actuel, la France a fait le plein des réductions des émissions de gaz carbonique liées à l'utilisation de l'énergie nucléaire. Si l'ensemble du parc nucléaire dédié à la consommation intérieure d'électricité était remplacé par un parc de centrales au gaz naturel à cycle combiné, le gain sur les émissions annuelles brutes de gaz à effet de serre en France serait de 21%. Ce n'est pas rien, mais il reste 79%!

 

 

- Par le biais de l'augmentation de la consommation d'électricité, l'accroissement du parc nucléaire par l'EPR renforce le besoin en centrales électriques alimentées en combustible fossile et entraîne par conséquent une augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

 

 

- C'est au niveau mondial que se pose l'enjeu de la lutte contre le changement climatique. Les études publiées par Global Chance montrent qu'une relance massive et aussi rapide que possible du nucléaire au plan mondial, avec tout les risques qu'elle comporterait sur le plan de l'environnement, de la santé et de la paix, n'apporterait qu'une contribution mineure en 2030 à la diminution indispensable des émissions de gaz à effet de serre, en tout cas inférieur à 10% des émissions de CO2 prévues à cette époque.

 

 

 

 

 

Que ce soit au niveau national ou au niveau mondial, la réduction des émissions de gaz à effet de serre (il faudrait réduire d'un facteur 4 à l'horizon 2050 dans les pays industrialisés comme la France) n'est possible que par une combinaison de programmes massifs de sobriété et d'efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables. Une réduction drastique de la consommation d'énergie à meilleur service rendu est possible dans des conditions économiques favorables, avec des bénéfices considérables en termes sociaux (emploi, confort), environnementaux (pollutions locales, climat) géopolitiques (réduction des tensions, développement des pays les plus pauvres, étranglés aujourd'hui par l'augmentation des prix de l'énergie). C'est dans le cadre d'une société plus "sobre en énergie" que les énergies renouvelables trouveront toute leur place.

 

 

 

 

 

8. La ligne THT à partir de Flamanville est justifiée et sans effets nocifs pour l'environnement et la santé

 

 

 

 

 

Faux

 

 

- Les risques et inconvénients de la ligne à très haute tension (400 000 Volts) d'évacuation du courant qui serait produit par la nouvelle centrale EPR implantée à Flamanville s'ajoutent à ceux de la centrale elle-même et des industries associées du combustible nucléaire.

 

 

- La longueur, le coût et les nuisances que causeraient cette ligne sont en particulier liés au choix du site dont l'opportunité n'a pas été démontrée, même dans la logique du commanditaire EdF. Il y a là des coûts supplémentaires qui seront payés par le consommateur.

 

 

- Tant du point de vue des exploitations d'élevage que de la santé humaine, les lignes THT sont loin d'être inoffensives et peuvent provoquer des nuisances graves.

 

 

 

 

 

Rien ne justifie d'ajouter une nuisance supplémentaire au fardeau déjà lourd des réseaux THT sur le territoire français en termes d'environnement et de santé. Les solutions alternatives sont nombreuses et le refus des populations locales parfaitement justifié car cohérent avec le rejet global d'un projet EPR "inutile et dangereux".

 

 

Par Bernard Laponche
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Vendredi 8 décembre 2006 5 08 12 2006 04:53

Faut-il lancer un EPR aujourd’hui ?

 

 

Benjamin Dessus 28 octobre 06

 

 

 

Pour justifier le lancement dès 2006 d’un prototype de réacteur EPR, dit de troisième génération, ses divers promoteurs industriels ou institutionnels s’appuient sur trois types d’arguments : des arguments techniques, des arguments énergétiques et environnementaux, des arguments de politique industrielle.

Renonçant pour la circonstance à entrer dans le débat sur l’acceptabilité éthique et sociale d’une poursuite du nucléaire, nous tenterons dans cette note de faire le point sur la pertinence et la cohérence des arguments généralement présentés par les promoteurs de cette solution même dans une logique de poursuite du nucléaire en France.

 

 

 

Les arguments techniques

 

 

 

 

 

Ils portent sur les progrès que présente EPR par rapport à ses prédécesseurs, en termes de rendement, de sûreté, de coûts, de déchets radioactifs, etc..

EPR, présenté comme d’une « génération 3» différente des précédents est en fait le dernier modèle des réacteurs à eau sous pression lancés France sous licence en 1970 et en 1960 aux Etats Unis. A ce titre il bénéficie :

- De progrès de rendement (35% contre 33%).

 

 

 Néanmoins EPR reste la plus inefficace des filières de production d’électricité (rendement de 45% pour les centrales à charbon, 50 à 55% pour celles  à gaz). Un EPR de 1600 MW rejette 3000 MW de chaleur inutilisée dans l’atmosphère (les besoins de puissance de chauffage de 300 000 ménages environ) du fait de son indispensable éloignement des centres urbains. Il faudra attendre l’apparition éventuelle de la quatrième génération de réacteurs pour disposer de réacteurs plus performants (50% de rendement) et de plus petite taille (200 MW).

- De progrès de sûreté d’un facteur de l’ordre de 10.

 

 

Les progrès revendiqués portent essentiellement sur les conséquences des risques d’accident et non sur les accidents eux mêmes (par ex un récipient pour recueillir le cœur du réacteur en cas de fusion). En effet la nature du risque d’accident majeur reste la même puisqu’il s’agit de la même filière. EDF reconnaît d’autre part qu’EPR n’est pas dimensionné pour résister à un attentat par avion gros porteur. Il présente enfin la même sensibilité aux bouleversements climatiques (exemple incident du Blayais lors de la tempête de 1999) que ses prédécesseurs.

- Des progrès en termes de quantités de déchets, conséquence de l’amélioration du rendement : une diminution de l’ordre de 7% des déchets par kWh.

 

 

Néanmoins EPR, prévu pour fonctionner avec jusqu’à 100% de MOx (combustible au plutonium), amplifie encore les problèmes de sûreté et les risques de prolifération liés à l’enrichissement de l’uranium, au retraitement-recyclage de l’uranium irradié et à la production de plutonium de cette filière de réacteurs. Il augmente aussi la proportion de déchets sous forme de MOx irradié qui supposent un entreposage de 150 ans pour refroidissement (au lieu de 50 pour le combustible à uranium irradié), avant un éventuel stockage définitif.

- Des progrès en termes de coût du kWh.

 

 

Ils sont principalement attribués aux économies d’effet de taille (1600 MW contre 1300 MW) qui est sensé réduire l’investissement au KW et les frais de fonctionnement, et à une plus grande disponibilité du réacteur (plus fort espacement entre les périodes de recharge en combustible).

Néanmoins et outre que la démonstration de ces progrès reste à réaliser sur le terrain, l’augmentation de taille se traduit par une plus forte sensibilité aux aléas climatiques (en particulier à l’étiage et au réchauffement des fleuves nécessaires au refroidissement) et par une fragilisation supplémentaire du réseau électrique en cas d’indisponibilité.

 

 

 

Arguments énergétiques et environnementaux

 

 

 

 

 

L’EPR est indispensable dès 2012 pour être en mesure de remplacer progressivement le parc existant dès 2020.

 

 

Dès 2020 la France risquerait une pénurie d’électricité du fait de la fermeture des centrales existantes. Le compte à rebours  conduit alors à la nécessité de lancement du prototype d’EPR dès maintenant.

Le raisonnement s’appuie sur les prévisions d’augmentation continue de consommation de RTE à long terme, sans mesure d’économies d’électricité. Il omet qu’une partie du parc existant (environ 10 tranches sur 58) affectées à l’exportation, et que trois tranches d’EURODIF sur quatre (rendues disponibles par le remplacement de l’usine par une usine d’ultracentrifugation) peuvent être réaffectées à partir de 2015 à la satisfaction des besoins nationaux d’électricité.

Dans ces conditions, aucun nouveau besoin de  « base » ( fonctionnement quasi continu de l’ordre de 8000 heures par an) n’apparaît avant 2027 ou 2032 selon la durée de vie moyenne retenue pour le parc actuel (40 ou 45 ans contre  60 ans  aux Etats Unis ).

 

 

. Si le temps de fonctionnement moyen du parc nucléaire tombe à 6000 heures le besoin de renouvellement se fait sentir en 2025 ou 2029 selon les durées de vie des centrales.

Par contre dans les hypothèses de croissance de RTE, des besoins de pointe se feront sentir (de 100 à 2500 heures par an) mais que l’EPR n’est pas susceptible de satisfaire pour des raisons techniques et économiques.

L’EPR ne produit pas de gaz à effet de serre.

 

 

Il n’en produit en effet ni plus ni moins que les réacteurs précédents (c-à-d très peu). Cela dit, son introduction dans le parc français au rythme nécessaire à la satisfaction d’un besoin croissant d’électricité (hypothèse RTE) s’accompagnera obligatoirement de l’introduction de capacités de pointe fonctionnant aux énergies fossiles (gaz ou charbon) entraînant de ce fait un surcroît d’émissions de CO2.

 

 

 

Arguments de politique industrielle et de maintien des compétences

 

 

 

 

 

Vu les controverses portant sur les aspects techniques et énergétiques que l’on vient de résumer, l’argument « politique industrielle » prend un poids important dans les justifications des promoteurs d’EPR.

 

 

EDF évoque à ce propos la capacité, grâce à cette mesure, de disposer en 2015 d’une organisation opérationnelle pour construire des réacteurs EPR en série et assurer le maintien des compétences de son ingénierie d’ici 2015. Areva insiste quant à elle sur l’avance que la construction d’un EPR donnera à la France dans le domaine nucléaire, avance qui pourrait être remise en cause si son activité principale se cantonnait à la maintenance des centrales existantes, et sur des perspectives importantes mais non explicitées d’exportation de centrales. Le ministère de l’industrie soutient ces divers arguments en y ajoutant l’indépendance de la France.

 

 

Les questions qui portent sur ces sujets méritent d’être reposées sous la forme suivante :

 

 

- Dans le domaine électrique, comment se compare la construction d’un EPR, par rapport à d’autres stratégies de production ou d’économie d’énergie, en termes de perspectives de politique industrielle, d’exportation, de créations d’emplois, de R&D,etc. Sur la période 2000 -2004, la puissance installée de nucléaire n’a en effet atteint que 3% des nouvelles installations mondiales.

 

 

- Dans le domaine nucléaire, comment se compare la construction immédiate d’un EPR à d’autres stratégies  industrielles (accélération de programmes à plus long terme, du style Génération 4, amélioration des performances des centrales existantes,rendements, taux de combustion, sûreté, durée de vie, maintenance, flexibilité, etc.).

 

 

Les mêmes questions se posent pour le maintien ou la création de compétences nouvelles, surtout quand on sait qu’on va disposer d’une première expérience dès 2009 avec le réacteur construit en Finlande pour Areva .

 

 

 

 

 

En matière de politique industrielle il faut  :

 

 

- Chiffrer précisément et comparer les marchés potentiels en Europe et dans le monde des technologies nucléaires (toutes filières confondues) par rapport à d’autres technologies de production ou de maîtrise de l’énergie. Les analyses dont on dispose montrent que le marché potentiel mondial de centrales nucléaires restera durablement inférieur à celui d’autres technologies (charbon, gaz, hydraulique, éolien).

 

 

- Produire une analyse précise des perspectives d’exportation de réacteurs de très grande puissance (1500 MW) dans les différents pays du monde en fonction de la demande électrique potentielle et de la capacité des réseaux, et en tenant compte de la volonté de la plupart des grands pays de s’approprier les technologies nucléaires, des éléments financiers qui sont associés à ces investissements très lourds et de l’état des opinions publiques de ces pays. Les récents déboires à l’exportation en Chine illustrent par exemple à l’évidence la volonté des grands pays susceptibles d’acheter EPR de s’approprier très rapidement la technologie (comme l’a d’ailleurs fait la France avec la technologie Westinghouse). On ne dispose pas aujourd’hui de cette analyse mais de discours imprécis et souvent infondés.

 

 

- Présenter un état sérieux de la concurrence actuelle et future dans le domaine des réacteurs REP et REB. A ce propos le raisonnement exposé par EDF donne fortement l’impression de définir  les caractéristiques de ses besoins non pas à partir d’une discussion raisonnée mais bien plutôt de la volonté d’ être en phase avec celles de l’ EPR . En particulier aucune discussion sérieuse ne vient étayer le choix d’un réacteur d’une aussi forte puissance, qui renforce la centralisation du système de production transport d’électricité alors qu’émergent une série de technologies très décentralisées(piles à combustibles, microturbines, énergies renouvelables) qui réduisent la vulnérabilité du réseau électrique aux catastrophes naturelles et autorisent des cogénérations chaleur électricité avec des rendements très élevés.

 

 

- Etayer sérieusement l’affirmation controversée selon laquelle 35 à 40 ans seraient indispensables pour mettre au point et industrialiser la génération 4 de réacteurs nucléaires. Cette affirmation est en effet très controversée car très peu vraisemblable, d’autant que certains des réacteurs proposés ont déjà fait l’objet de prototypes dans les années 70 et 80.

 

 

- Chiffrer précisément l’activité créée en France par ce projet et ses conséquences éventuelles en cas de renouvellement du parc: rythme industriel, emplois induits, etc. et le comparer à d’autres stratégies. Les premières estimations existantes donnent plutôt un avantage, en termes d’emploi, aux opérations de maîtrise de l’énergie ou de production d’électricité de proximité (cogénérations et renouvelables) .

 

 

 

 

 

 Le même type de questions se pose pour le « maintien et l’acquisition des compétences.

- Maintien des compétences d’architecte industriel d’EDF ? Oui, mais la nécessité pour la France de maintenir cette capacité n’est pas démontrée si Areva acquiert le même type de compétence. De plus cet investissement humain risque de produire un effet d’exclusion pour d’autres capacités , en particulier pour les turbines à gaz, les centrales à charbon modernes, l’hydraulique, voire les éoliennes, qui font l’essentiel du marché mondial.

- Maintien des compétences d’Areva ? Sans doute mais quelle en est la valeur ajoutée de faire l’opération prévue en parallèle avec l’opération finlandaise  et non pas en série ?

- Maintien des compétences du CEA ? Oui, dans ce domaine restreint, mais la mobilisation éventuelle du CEA sur ces questions ne peut qu’avoir un effet d’éviction sur les autres questions essentielles pour le long terme, la gestion des déchets et la recherche sur les  réacteurs de génération 4 présentés comme une solution beaucoup plus satisfaisante sur les plans de la sûreté (sûreté intrinsèque) et des déchets.

 

 

Voilà une série de questions de politique industrielle auxquelles il faudrait impérativement répondre avant de s’engager dans la construction d’un EPR tête des série, alors que les autres justifications présentées à l’appui de ce projet sont loin de faire l’unanimité au sein même de l’administration et des grandes institutions chargées du nucléaire en France, sans même parler de l’opinion de nombreux responsables et experts qui, au niveau international, sont favorables au développement du nucléaire mais considèrent que l’EPR sera une technologie obsolète à court terme et en toFaut-il lancer un EPR aujourd’hui ?

 

 

Benjamin Dessus 28 octobre 06

 

 

 

 

 

Pour justifier le lancement dès 2006 d’un prototype de réacteur EPR, dit de troisième génération, ses divers promoteurs industriels ou institutionnels s’appuient sur trois types d’arguments : des arguments techniques, des arguments énergétiques et environnementaux, des arguments de politique industrielle.

 

 

Renonçant pour la circonstance à entrer dans le débat sur l’acceptabilité éthique et sociale d’une poursuite du nucléaire, nous tenterons dans cette note de faire le point sur la pertinence et la cohérence des arguments généralement présentés par les promoteurs de cette solution même dans une logique de poursuite du nucléaire en France.

 

 

 

 

 

Les arguments techniques

 

 

Ils portent sur les progrès que présente EPR par rapport à ses prédécesseurs, en termes de rendement, de sûreté, de coûts, de déchets radioactifs, etc..

 

 

EPR, présenté comme d’une « génération 3» différente des précédents est en fait le dernier modèle des réacteurs à eau sous pression lancés en 1970. A ce titre il bénéficie 

 

 

- De progrès de rendement (35% contre 33%).

 

 

 Néanmoins EPR reste la plus inefficace des filières de production d’électricité (45% pour le charbon, 50 à 55% pour le gaz). Un EPR de 1600 MW rejette 3000 MW de chaleur inutilisée dans l’atmosphère (les besoins de puissance de chauffage de 300 000 ménages environ) du fait de son indispensable éloignement des centres urbains. Il faudra attendre l’apparition éventuelle de la quatrième génération de réacteurs pour disposer de réacteurs plus performants (50% de rendement) et de plus petite taille (200 MW).

 

 

- De progrès de sûreté d’un facteur de l’ordre de 10.

 

 

Les progrès revendiqués portent essentiellement sur les conséquences des risques d’accident et non sur les accidents eux mêmes (par ex un récipient pour recueillir le cœur du réacteur en cas de fusion). En effet la nature du risque d’accident majeur reste la même puisqu’il s’agit de la même filière. EDF reconnaît d’autre part qu’EPR n’est pas dimensionné pour résister à un attentat par avion gros porteur. Il présente enfin la même sensibilité aux bouleversements climatiques (exemple incident du Blayais lors de la tempête de 1999) que ses prédécesseurs.

 

 

- Des progrès en termes de quantités de déchets, conséquence de l’amélioration du rendement : une diminution de l’ordre de 7% des déchets par kWh.

 

 

Néanmoins EPR, prévu pour fonctionner avec jusqu’à 100% de MOx, amplifie les problèmes de sûreté et les risques de prolifération liés au retraitement-recyclage de l’uranium irradié et à la production de plutonium. Il augmente aussi la proportion de déchets sous forme de MOx irradié qui supposent un entreposage de 150 ans (au lieu de 50 pour l’uranium irradié) pour refroidissement, avant un éventuel stockage définitif.

 

 

- Des progrès en termes de coût du kWh.

 

 

Ils sont principalement attribués aux économies d’effet de taille (1600 MW contre 1300 MW) qui est sensé réduire l’investissement au KW et les frais de fonctionnement, et à une plus grande disponibilité du réacteur (plus fort espacement entre les périodes de recharge en combustible).

 

 

Néanmoins et outre que la démonstration de ces progrès reste à réaliser sur le terrain, l’augmentation de taille se traduit par une plus forte sensibilité aux aléas climatiques (en particulier à l’étiage et au réchauffement des fleuves nécessaires au refroidissement) et par une fragilisation supplémentaire du réseau électrique en cas d’indisponibilité.

 

 

 

 

 

Arguments énergétiques et environnementaux

 

 

 

 

 

L’EPR est indispensable dès 2012 pour être en mesure de remplacer progressivement le parc existant dès 2020.

 

 

Dès 2020 la France risquerait une pénurie d’électricité du fait de la fermeture des centrales existantes. Le compte à rebours  conduit alors à la nécessité de lancement du prototype d’EPR dès maintenant.

 

 

Le raisonnement s’appuie sur les prévisions d’augmentation continue de consommation de RTE à long terme, sans mesure d’économies d’électricité. Il omet qu’une partie du parc existant (environ 10 tranches sur 58) affectées à l’exportation, et que trois tranches d’EURODIF sur quatre (rendues disponibles par le remplacement de l’usine par une usine d’ultracentrifugation) peuvent être réaffectées à partir de 2015 à la satisfaction des besoins nationaux d’électricité.

 

 

Dans ces conditions, aucun nouveau besoin de  « base »[1]  n’apparaît avant 2027 ou 2032 selon la durée de vie moyenne retenue pour le parc actuel (40 ou 45 ans)[2]. Si le temps de fonctionnement moyen du parc nucléaire tombe à 6000 heures le besoin de renouvellement se fait sentir en 2025 ou 2029 selon les durées de vie des centrales.

 

 

Par contre dans les hypothèses de croissance de RTE, des besoins de pointe se feront sentir (de 100 à 2500 heures par an) mais que l’EPR n’est pas susceptible de satisfaire pour des raisons techniques et économiques.

 

 

L’EPR ne produit pas de gaz à effet de serre.

 

 

Il n’en produit en effet ni plus ni moins que les réacteurs précédents (c-à-d très peu). Cela dit, son introduction dans le parc français au rythme nécessaire à la satisfaction d’un besoin croissant d’électricité (hypothèse RTE) s’accompagnera obligatoirement de l’introduction de capacités de pointe fonctionnant aux énergies fossiles (gaz ou charbon) entraînant de ce fait un surcroît d’émissions de CO2.

 

 

 

 

 

Arguments de politique industrielle et de maintien des compétences

 

 

Vu les controverses portant sur les aspects techniques et énergétiques que l’on vient de résumer, l’argument « politique industrielle » prend un poids important dans les justifications des promoteurs d’EPR.

 

 

EDF évoque à ce propos la capacité, grâce à cette mesure, de disposer en 2015 d’une organisation opérationnelle pour construire des réacteurs EPR en série et assurer le maintien des compétences de son ingénierie d’ici 2015. Areva insiste quant à elle sur l’avance que la construction d’un EPR donnera à la France dans le domaine nucléaire, avance qui pourrait être remise en cause si son activité principale se cantonnait à la maintenance des centrales existantes, et sur des perspectives importantes mais non explicitées d’exportation de centrales. Le ministère de l’industrie soutient ces divers arguments en y ajoutant l’indépendance de la France.

 

 

Les questions qui portent sur ces sujets méritent d’être reposées sous la forme suivante :

 

 

- Dans le domaine électrique, comment se compare la construction d’un EPR, par rapport à d’autres stratégies de production ou d’économie d’énergie, en termes de perspectives de politique industrielle, d’exportation, de créations d’emplois, de R&D,etc.

 

 

- Dans le domaine nucléaire, comment se compare la construction immédiate d’un EPR à d’autres stratégies  industrielles  (accélération de programmes à plus long terme, du style Génération 4, amélioration des performances des centrales existantes,rendements, taux de combustion, sûreté, durée de vie, maintenance, flexibilité, etc.).

 

 

Les mêmes questions se posent pour le maintien ou la création de compétences nouvelles, surtout quand on sait qu’on va disposer d’une première expérience dès 2009 avec le réacteur construit en Finlande pour Areva .

 

 

 

 

 

En matière de politique industrielle il faut  :

 

 

- Chiffrer précisément et comparer les marchés potentiels en Europe et dans le monde des technologies nucléaires (toutes filières confondues) par rapport à d’autres technologies de production ou de maîtrise de l’énergie. Les analyses dont on dispose montrent que le marché potentiel mondial de centrales nucléaires restera durablement inférieur à celui d’autres technologies (charbon, gaz, hydraulique, éolien).

 

 

- Produire une analyse précise des perspectives d’exportation de réacteurs de très grande puissance (1500 MW) dans les différents pays du monde en fonction de la demande électrique potentielle et de la capacité des réseaux, et en tenant compte de la volonté de la plupart des grands pays de s’approprier les technologies nucléaires, des éléments financiers qui sont associés à ces investissements très lourds et de l’état des opinions publiques de ces pays. Les récents déboires à l’exportation en Chine illustrent par exemple à l’évidence la volonté des grands pays susceptibles d’acheter EPR de s’approprier très rapidement la technologie (comme l’a d’ailleurs fait la France avec la technologie Westinghouse). On ne dispose pas aujourd’hui de cette analyse mais de discours imprécis et souvent infondés.

 

 

- Présenter un état sérieux de la concurrence actuelle et future dans le domaine des réacteurs REP et REB. A ce propos le raisonnement exposé par EDF donne fortement l’impression de définir  les caractéristiques de ses besoins non pas à partir d’une discussion raisonnée mais bien plutôt de la volonté d’ être en phase avec celles de l’ EPR . En particulier aucune discussion sérieuse ne vient étayer le choix d’un réacteur d’une aussi forte puissance, qui renforce la centralisation du système de production transport d’électricité alors qu’émergent une série de technologies très décentralisées(piles à combustibles, microturbines, énergies renouvelables) qui réduisent la vulnérabilité du réseau électrique aux catastrophes naturelles et autorisent des cogénérations chaleur électricité avec des rendements très élevés.

 

 

- Etayer sérieusement l’affirmation controversée selon laquelle 35 à 40 ans seraient indispensables pour mettre au point et industrialiser la génération 4 de réacteurs nucléaires. Cette affirmation est en effet très controversée car très peu vraisemblable, d’autant que certains des réacteurs proposés ont déjà fait l’objet de prototypes dans les années 70 et 80.

 

 

- Chiffrer précisément l’activité créée en France par ce projet et ses conséquences éventuelles en cas de renouvellement du parc: rythme industriel, emplois induits, etc. et le comparer à d’autres stratégies. Les premières estimations existantes donnent plutôt un avantage, en termes d’emploi, aux opérations de maîtrise de l’énergie ou de production d’électricité de proximité (cogénérations et renouvelables) .

 

 

 

 

 

 Le même type de questions se pose pour le « maintien et l’acquisition des compétences.

 

 

- Maintien des compétences d’architecte industriel d’EDF ? Oui, mais la nécessité pour la France de maintenir cette capacité n’est pas démontrée si Areva acquiert le même type de compétence. De plus cet investissement humain risque de produire un effet d’exclusion pour d’autres capacités , en particulier pour les turbines à gaz, les centrales à charbon modernes, l’hydraulique, voire les éoliennes, qui font l’essentiel du marché mondial.

 

 

- Maintien des compétences d’Areva ? Sans doute mais quelle en est la valeur ajoutée de faire l’opération prévue en parallèle avec l’opération finlandaise  et non pas en série ?

 

 

- Maintien des compétences du CEA ? Oui, dans ce domaine restreint, mais la mobilisation éventuelle du CEA sur ces questions ne peut qu’avoir un effet d’éviction sur les autres questions essentielles pour le long terme, la gestion des déchets et la recherche sur les  réacteurs de génération 4 présentés comme une solution beaucoup plus satisfaisante sur les plans de la sûreté (sûreté intrinsèque) et des déchets.

 

 

 

 

 

Voilà une série de questions concernant la politique industrielle auxquelles il faudrait impérativement répondre avant de s’engager dans la construction d’un EPR tête des série, dans un contexte où les autres justifications présentées à l’appui de ce projet sont loin de faire l’unanimité au sein même de l’administration et des grandes institutions chargées du nucléaire en France, sans même parler de l’opinion de nombreux responsables et experts qui, au niveau international, sont favorables au développement du nucléaire mais considèrent que l’EPR  sera une technologie obsolète dans 20 ans .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

us cas dans 20 ans .

 

 

 

 

 



[1]  Un fonctionnement quasi continu de l’ordre de 8000 heures par an)

 

 

[2] La durée de vie prévue des centrales aux Etats Unis atteint 60 ans

 

 

Par Benjamin Dessus
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