Vendredi 8 décembre 2006

Stop EPR et sa ligne THT : l'Etat, EDF et Areva mentent!

 

 

 

 

 

1. Les besoins en électricité de la France nécessitent la construction d'une nouvelle centrale nucléaire équipée d'un réacteur EPR.

 

 

 

 

 

Faux

 

- La France est déjà suréquipée en nucléaire qui assure 80% de la production d'électricité (environ 30% en Allemagne et au Japon). Une telle proportion est dangereuse en termes de sécurité énergétique (dépendance d'une seule source et d'une seule technique) et défavorable sur le plan économique (le coût du kWh nucléaire augmente très rapidement lorsque la durée d'utilisation diminue).

 

 

- La France produit déjà plus d'électricité qu'elle n'en consomme : en 2004, les exportations nettes ont représenté 13% de la consommation intérieure. Ces exportations – dont l'origine est la surcapacité du parc - ont un intérêt économique discutable tandis que les déchets radioactifs et les risques associés à la production correspondante restent "nationaux". Cette production peut donc être affectée progressivement à la consommation nationale, ce qui évite de nouveaux investissements.

 

 

- Jusqu'en 2025 au moins, les besoins de base en électricité peuvent être largement remplis par le nucléaire existant, sans nouvel investissement.

 

 

- Du fait de la surcapacité nucléaire, la France surconsomme de l'électricité, pour tous les usages et notamment pour le chauffage électrique, ruineux pour les consommateurs. En 2004, la consommation finale d'électricité par habitant de la France était de 6940 kWh, contre 6200 pour l'Allemagne.

 

 

 

 

 

La construction de l'EPR ne répond à aucun besoin. C'est une dépense supplémentaire considérable qui va retomber sur le budget des consommateurs et dont la seule finalité est le soutien à une industrie nucléaire qui engage la France sur des choix néfastes, tant sur le plan énergétique qu'environnemental et de politique industrielle.

 

 

Ce dont la France a besoin est d'abord de sobriété et d'efficacité dans les utilisations de l'électricité ("NegaWatt") et de production d'électricité décentralisée, au plus près des consommateurs, à partir des énergies renouvelables. Si nécessaire, les besoins de pointe peuvent être fournis par des centrales au gaz naturel à cycle combiné.

 

 

 

 

 

2. EPR est un réacteur de 3ième génération, plus sÛr que les autres,

 

 

 

 

 

Faux

 

- Le réacteur EPR est le dernier "modèle" des réacteurs à eau ordinaire et uranium enrichis dits de "2ième génération" qui équipent les centrales nucléaires françaises lancées depuis 1970 (démarrage de la centrale de Fessenheim en 1977) et surtout après 1974. Ce modèle est celui des réacteurs américains des années 60 dérivés des moteurs de sous-marins nucléaires.

 

 

- Ce réacteur ne présente pas d'amélioration décisive sur le plan du risque d'accident majeur : EdF reconnaît dans un document classé Confidentiel Défense qu'il ne résisterait pas au crash d'un gros avion de ligne.

 

 

- Ce réacteur ne présente aucun progrès en termes de nature des déchets radioactifs et une très faible réduction des quantités de ces déchets.

 

 

- Ce réacteur est prévu pour utiliser des combustibles au plutonium (MOX), ce qui perpétue le retraitement des combustibles irradiés et la production de plutonium, techniques et matière hautement "proliférantes" (risque de détournement de matière nucléaire permettant la fabrication d'une bombe nucléaire).

 

 

 

 

 

L'accroissement du parc nucléaire par ce nouveau modèle de réacteur ne fait qu'augmenter la vulnérabilité du système français de production d'électricité aux bouleversements climatiques (accident du Blayais durant la tempête de 1999; réchauffement des eaux de rivière par le refroidissement des centrales, risques sur le réseau) et sa fragilité vis-à-vis des agressions extérieures et des risques technologiques sur l'ensemble de la filière.

 

 

 

 

 

3. EPR doit être le réacteur nucléaire du XXIième siècle, dans le monde entier

 

 

 

 

 

Faux :

 

 

- EPR ne répond pas aux exigences de sûreté relatives au risque d'accident majeur.

 

 

- Il en est de même des industries du combustible nucléaire (retraitement, production et transport du plutonium, usines de fabrication du MOX) et des transports – nationaux et internationaux) des matières nucléaires.

 

 

- EPR produit des déchets radioactifs qui seraient dangereux pendant des centaines et des milliers d'années : aucune solution n'existe à ce jour pour leur élimination et leur stockage représente un fardeau insupportable pour les générations futures, même les plus proches.

 

 

- La fabrication du combustible nucléaire de l'EPR repose sur des techniques "proliférantes" : enrichissement de l'uranium, retraitement des déchets et production de plutonium, utilisation du plutonium comme combustible.

 

 

- Le recours au nucléaire ne peut être une solution universelle comme le montre l’exemple iranien. Au contraire les renouvelables sont elles bel et bien universelles et d’ailleurs leur marché est aujourd’hui beaucoup plus important que celui du nucléaire.

 

 

 

 

 

L'argument de l'exportation de centrales EPR dans le monde entier a déjà été utilisé dans le passé pour justifier l'ampleur du programme lancé en 1974 : en trente ans, seules 8 unités ont été vendues (pour 58 construites en France). Le marché déjà très faible des centrales nucléaires de grande puissance comme EPR est réservé de fait à des pays qui les construisent ou les construiront d'eux-mêmes.

 

 

La décision de construire EPR dont la technique est déjà obsolète est une erreur de politique industrielle dans les choix des technologies énergétiques à développer : les conséquences sur l'économie et sur l'emploi dans le secteur énergétique seront graves.

 

 

 

 

 

4. Grâce à EPR, la France accroît son indépendance énergétique et se protège de la hausse des prix du pétrole

 

 

 

 

 

Faux :

 

 

- La place du nucléaire dans le bilan énergétique français est toujours exagérée : l'électricité ne représente que 22% de la consommation d'énergie finale et la contribution du nucléaire à celle-ci est donc d'environ 17%.

 

 

- La dépendance de la France vis-à-vis du pétrole est la même que celle de ses voisins européens et de la moyenne européenne : en 2004, la consommation de pétrole par habitant est de 1,52 tonne en 2004, pour l'Allemagne comme pour la France.

 

 

- Le secteur le plus vulnérable vis-à-vis du pétrole est le secteur des transports : il représente 53% de la consommation totale de pétrole et il dépend pour 95% des produits pétroliers.

 

 

 

 

 

Une moindre dépendance énergétique et en particulier pétrolière repose sur :

 

 

- Des économies d'énergie dans tous les secteurs (sobriété et efficacité).

 

 

- Un changement radical de la politique des transports par le développement rapide des modes de transports "doux" et des transports collectifs et du train pour le déplacement des personnes et le développement du train pour les transports de marchandises.

 

 

- Le développement des énergies renouvelables pour les usages thermiques et électriques.

 

 

 

 

 

5. La construction de l'EPR est un facteur de développement économique et social

 

 

 

 

 

Faux :

 

 

- Cette dépense inutile va accroître la facture des consommateurs d'électricité.

 

 

- L'EPR doit coûter au minimum 3,3 milliards d'euros. Le même investissement en économies d'électricité) permettrait au contraire de réduire cette facture à service rendu égal ou supérieur et d'économiser plus que la production de la centrale EPR. Il permettrait aussi de produire autant d'électricité avec les énergies renouvelables et de créer quinze fois plus d'emplois comme le démontre l'étude "Un courant alternatif pour le Grand Ouest".

 

 

- En poussant à la consommation d'électricité, EPR aggrave le gaspillage de l'électricité et donc la facture du consommateur.

 

 

- L'accroissement de la consommation d'électricité lié à l'accroissement du parc nucléaire par l'EPR ("il faut bien consommer cette électricité") aura pour conséquence l'accroissement de l'utilisation de combustibles fossiles dans des centrales permettant de fournir de l'électricité en pointe (notamment pour le chauffage électrique), ce qui entraîne des dépenses supplémentaires en investissement et importation de combustible.

 

 

 

 

 

Le développement économique et social, comme l'amélioration de l'environnement local et global (lutte contre le changement climatique) réclament en priorité des programmes vigoureux d'efficacité énergétique (dans tous les secteurs et toutes les régions) et de développement des énergies locales et renouvelables.

 

 

 

 

 

6. La France développe le nucléaire mais avec autant d'ampleur les économies d'énergie et les énergies renouvelables

 

 

 

 

 

Faux :

 

 

- A part l'existence de la "grande hydraulique" développée dans le passé et la consommation – elle aussi ancienne - de bois énergie, la France est la lanterne rouge de l'Europe pour le développement des énergies renouvelables modernes (chauffage et chauffe-eau solaire, éolien, petite hydraulique, photovoltaïque, biogaz, biomasse, géothermie). Les annonces récentes sur les carburants de substitution ne doivent pas masquer toutes les questions, notamment environnementales, posées par ce type de production.

 

 

- Si la France se situe à un niveau moyen en Europe en termes globaux d'économies d'énergie (des succès indéniables dans le domaine des bâtiments et de l'industrie, des économies réalisées surtout avant le contre-choc pétrolier de 1986), le niveau des économies d'électricité est pratiquement nul et la promotion publicitaire des usages de l'électricité accroît le gaspillage, comme la prolifération des modèles automobiles fortement consommateurs d'énergie.

 

 

- Une relance relative se manifeste avec les crédits d'impôts et les tarifs de rachat de l'électricité "renouvelable" mais on est encore loin du compte.

 

 

- La "monoculture nucléaire" qui caractérise les budgets de recherche et les décisions publiques en matière d'investissement (EPR essentiellement) freinent ce développement, tout particulièrement pour les usages de l'électricité.

 

 

 

 

 

L'effort public dans le secteur de l'énergie doit être réorienté de façon drastique, tant sur le plan de la recherche que de l'investissement, en faveur de la sobriété et de l'efficacité et des énergies renouvelables.

 

 

 

 

 

7. L'EPR est un instrument indispensable de la lutte contre l'effet de serre

 

 

 

 

 

Faux :

 

 

- Il est exact qu'une centrale nucléaire ne produit pas des émissions de gaz à effet de serre; par contre l'ensemble des industries et des transports de cette industrie, de la mine aux déchets, et notamment les transports, ont des émissions qui, sans être au niveau de celles de la combustion des combustibles fossiles, ne sont pas nulles et en tout cas supérieures à celles résultant de programmes d'efficacité énergétique ("a même service rendu, l'énergie la moins polluante est celle que l'on ne consomme pas") et d'utilisation des énergies renouvelables.

 

 

- Cet avantage relatif en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre par rapport à des centrales à combustible fossile (elles-mêmes plus ou moins "émettrices" selon le combustible et la technique) doit être mis en regard des "inconvénients" que représentent les risques d'accidents, les rejets et déchets radioactifs et la prolifération nucléaire.

 

 

- Avec son programme actuel, la France a fait le plein des réductions des émissions de gaz carbonique liées à l'utilisation de l'énergie nucléaire. Si l'ensemble du parc nucléaire dédié à la consommation intérieure d'électricité était remplacé par un parc de centrales au gaz naturel à cycle combiné, le gain sur les émissions annuelles brutes de gaz à effet de serre en France serait de 21%. Ce n'est pas rien, mais il reste 79%!

 

 

- Par le biais de l'augmentation de la consommation d'électricité, l'accroissement du parc nucléaire par l'EPR renforce le besoin en centrales électriques alimentées en combustible fossile et entraîne par conséquent une augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

 

 

- C'est au niveau mondial que se pose l'enjeu de la lutte contre le changement climatique. Les études publiées par Global Chance montrent qu'une relance massive et aussi rapide que possible du nucléaire au plan mondial, avec tout les risques qu'elle comporterait sur le plan de l'environnement, de la santé et de la paix, n'apporterait qu'une contribution mineure en 2030 à la diminution indispensable des émissions de gaz à effet de serre, en tout cas inférieur à 10% des émissions de CO2 prévues à cette époque.

 

 

 

 

 

Que ce soit au niveau national ou au niveau mondial, la réduction des émissions de gaz à effet de serre (il faudrait réduire d'un facteur 4 à l'horizon 2050 dans les pays industrialisés comme la France) n'est possible que par une combinaison de programmes massifs de sobriété et d'efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables. Une réduction drastique de la consommation d'énergie à meilleur service rendu est possible dans des conditions économiques favorables, avec des bénéfices considérables en termes sociaux (emploi, confort), environnementaux (pollutions locales, climat) géopolitiques (réduction des tensions, développement des pays les plus pauvres, étranglés aujourd'hui par l'augmentation des prix de l'énergie). C'est dans le cadre d'une société plus "sobre en énergie" que les énergies renouvelables trouveront toute leur place.

 

 

 

 

 

8. La ligne THT à partir de Flamanville est justifiée et sans effets nocifs pour l'environnement et la santé

 

 

 

 

 

Faux

 

 

- Les risques et inconvénients de la ligne à très haute tension (400 000 Volts) d'évacuation du courant qui serait produit par la nouvelle centrale EPR implantée à Flamanville s'ajoutent à ceux de la centrale elle-même et des industries associées du combustible nucléaire.

 

 

- La longueur, le coût et les nuisances que causeraient cette ligne sont en particulier liés au choix du site dont l'opportunité n'a pas été démontrée, même dans la logique du commanditaire EdF. Il y a là des coûts supplémentaires qui seront payés par le consommateur.

 

 

- Tant du point de vue des exploitations d'élevage que de la santé humaine, les lignes THT sont loin d'être inoffensives et peuvent provoquer des nuisances graves.

 

 

 

 

 

Rien ne justifie d'ajouter une nuisance supplémentaire au fardeau déjà lourd des réseaux THT sur le territoire français en termes d'environnement et de santé. Les solutions alternatives sont nombreuses et le refus des populations locales parfaitement justifié car cohérent avec le rejet global d'un projet EPR "inutile et dangereux".

 

 

Par Bernard Laponche - Publié dans : articles contre EPR
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Mercredi 6 décembre 2006

« GOLFECH (TARN-ET -GARONNE). LE RECHARGEMENT DU COMBUSTIBLE VIENT DE S'ACHEVER SUR LE SITE EDF. UNE OPÉRATION QUI SE DÉROULE TOUS LES 18 MOIS, AVEC DE GRANDES PRÉCAUTIONS. » (La Dépèche du midi…)

Golfech. verité à rétablir (en réponse à un article infantilisant de la Dépèche du 22-11-06)
Ainsi la centrale de Golfech représente l'équivalent de 1 000 éoliennes -- perso, j'aurais dit de but en blanc sans trop réfléchir, 10 ou 15 000 éoliennes -- donc finalement le principe
Risque -bénéfice, (ce qu'on appelle dans le jargon, gagnant gagnant) centrale nucléaire, éolienne pourrait plaider pour les éoliennes.
Que l'on arrive à faire de grosses économies énergétiques, et les centrales nucléaires perdent le cote positif dont on nous rabat les oreilles --
Pour rappel qu'un gros incident se produise à Golfech, et c'est tout Midi-Pyrénées qui est condamnée - de quoi faire réfléchir, mais sommes nous capables encore de réfléchir?
par jean jacques delmas (Courrier paru le 22/11/2006)

Il y a dix ans la revue scientifique " La Recherche ", sous la plume d’Hélène Crié, titrait : " La France à l’âge adulte :  L’hypothèse de l’accident nucléaire est accepté par les autorités, et l’on s’y prépare "

Malgré cette alerte, le 22 novembre 2006, paraît un article infantilisant sur la question nucléaire dans les colonnes de la Dépêche du Midi. Comment penser que des populations, lectrices de ce genre d’articles, seront en mesure de réagir efficacement en cas d’accident majeur survenant sur une centrale nucléaire? Bien sûr si la réalité du risque est présentée dans toute sa dimension il est évident que les populations affirmeront qu’une production électrique ne vaut pas un tel prix !.. (1)

(1)Sur le seul aspect financier, l'accident de Three-Misle-Island a coûté aux Etats-Unis le prix de la construction de tout leur parc nucléaire. Tchernobyl à coûté à l’ex-union soviétique 3 fois la totalité des bénéfices commerciaux enregistrés par l’exploitation de toutes les centrales nucléaires soviétiques entre 1954 et 1990, soit 36 ans !

Puisqu’il est essentiellement question de nourriture de monstre dans l’article de presse, je souhaiterai évoquer la partie rejets de ce monstre : 100 tonnes de combustibles usés déchargés représentent des déchets de Haute Activité Vie Longue qui resteront toxiques pour des centaines de milliers d'années. Dans 100 tonnes de ces rebuts il y a environ 1000 kg de plutonium dont 500 kg de plutonium 239 (2). Ce dernier pourrait permettre de réaliser 60 bombes atomiques… Et pendant ce temps Certains affirment que la France lutte contre les problèmes de prolifération !

(2) le seul Pu 239 a une demi-vie de 24 990 ans et émet sans cesse des rayonnements alpha, X et gamma.
Contrairement à ce que pourrait laisser penser l’article, la centrale ne rejette pas que de la vapeur d’eau : en plus de beaucoup de chaleur, de chimie, il y a aussi beaucoup de radioactivité :

- Le volume d’air pollué radioactivement et turbiné vers l’atmosphère à travers deux cheminées est – selon les données d’EDF – de 4 milliards de m3 pour 2005.

- Toujours selon EDF en 2005, 130 000 m3  d’eau polluée radioactivement ont été rejetée dans la Garonne.

Pour ce qui est de la consommation d’eau des réacteurs enfin, exprimé en volume par seconde cela n’est pas très parlant voici donc l’expression en volume par an : pour 2005, EDF a pompé 220 millions de m3 dans la Garonne, soit deux fois plus que le volume d’irrigation sur tout le fleuve et ses canaux ! (St Martory et canal Garonne)

Il est dommage que quelques unes de ces données techniques de base n’aient pas figuré en bonne place dans un article traitant d’un sujet aussi grave pour l’humanité.
Marc Saint Aroman - Castelnau d’Estretefonds -

Par Marc St Aroman - Publié dans : stopgolfech
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Mercredi 6 décembre 2006

Schéma général à Toulouse de la
manifestation du 17mars 2007

Point d’orgue de l’action continue de faire signer des promesses d’engagement de ne pas voter aux élections présidentielles pour un candidat n’ayant pas dans son programme l’arrêt de la construction de l’EPR.
jeudi 15 mars : Montage du chapiteau 25 x 35 m à la Prairie des Filtres (1 500 places debout )(5 monteurs)
vendredi 16 mars : Contrôle technique du chapiteau

samedi 17 mars : Investissement de la Prairie des Filtres : Montage des marabouts, installation des stands, des w-c….   
10 h Ouverture du village associatif à la Prairie des Filtres : plusieurs activités simultanées
 * 10 h Conférence de Presse
 *10 h des tables de « signatures des promesses d’engagement » dans la ville : place du Capitole, Esquirol, st Cyprien, Jeanne d’arc (marché du Cristal), Saint Pierre, Arnaud Bernard…(2).
  *10 h FORUMS  MILITANTS :
  -STOP EPR
  - Après Manif fermer GOLFECH, BLAYE,    CIVEAUX et sans doute d’autres...
 * 10 h :  diffusion en continu de courts-métrages.
 * Préparation des tiges de déchets nucléaires pour la vitrine d’EDF
12 h 30 :  Apéro festif avec concert
Ont été sollicités : Les MALPOLIS, Les TOURISTES
restauration et boisson
14 h30 Mise en place de la Manif rue Laganne  (qui jouxte le Cours Dillon et la Prairie des Filtres)
 *les manifestants sont habillés le plus possible de jaune orangé, ils ont un parapluie surtout s’il ne pleut pas pour les protéger des radiations nucléaires ( des parapluies spéciaux STOP EPR seront en vente) ils traînent à leurs pieds des déchets nucléaires (boîtes de conserve)
 * Prise de parole sur camion sone à l’avant de la manif
 *15 h marche à reculons très lentement sur le Pont Neuf jusqu’à la place St Pierre le long des quais les manifestants se verront d’un bout à l’autre du cortège ;
  de la place St Pierre au Pont Neuf (900 m), Boule vard Armand Duportal en marche normale, bd Las crosses,
 * Place Arnaud Bernard, chèque géant brûlé 3 mil liards € partent en fumée, bd d’Arcole, Bd de Stras bourg,
 * Place Jeanne d’Arc , chèque brûlé 3 milliards € partent en fumée Rue d’Alsace Lorraine, rue Lafayette
 * Place du Capitole fin du cortège principal, (3, 8 km) chacun des manifestants se débarrasse de ses « déchets nucléaires »,  les tiges de déchets nucléaires » recouvrent complètement la vitrine de l’agence d’EDF.
Prise parole rapide, une urne avec les promesses, une première estimation est proclamée ;
 *  par petits groupes, les manifestants font faire signer des promesses, ils sont orientés vers des quartiers avec des plans. Ceux qui veulent rentrer à la Prairie des Filtres peuvent le faire facilement.
17 h rendez-vous Prairie des Filtres
17 h 30  - 19 h 30 Conférence d’Albert JACQUARD (encore à confirmer), Allocutions et échanges avec la salle ; 20 h fin
Dimanche 18 mars : Gardiennage
Lundi 19 mars : Démontage du chapiteau (5 démonteurs)

Par Monique Guittenit - Publié dans : coordination régionale, préparationmanif 17 mars07
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Mercredi 6 décembre 2006
le samedi 16 décembre de 10h à 19h au centre culturel de Moissac (82)
- à 10h formation sur les outils du Réseau (2 diaporamas) qui peuvent servir de support à des conférences ; 250 intervenants se sont proposées pour organiser des réunions débats dans toute la France.
 Après un pique –nique convivial,
 à 14h coordination  proprement dite pour préparer la journée du 17 mars 2007
Commissions à étoffer, à créer
Forums : lesquels comment
Les réunions débats : où? Quand ? Etc..
Le 13 janvier : quoi ?
et à 18h rencontre avec l’associations des   « malades de la thyroïde » : un groupe de travail se met en place pour obtenir une enquête épidémiologique autour de Golfech.
Contact Daniel Roussée référent réseau pour la manif de Toulouse 06 61 97 83 28
daniel.roussee@wanadoo.fr
adresse : 24 rue de la Solidarité, 82 200 Moissac (il y
Par Monique Guittenit - Publié dans : stopgolfech
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Mercredi 6 décembre 2006

Mars 2007, tracer le chemin de l’espérance.
Depuis 1975 et la lutte contre Braud St Louis devenue Le Blayais, mes chemins de traverse ont été, entre autres, antinucléaires. Idée pas maline quand on veut vivre tranquille. On le sait, tous, dans ces colonnes, sortir du nucléaire c’est changer de société.
C’est impératif de prendre un « virage énergétique », pour à la fois sortir du nucléaire et lutter contre l’effet de serre. La solution est la même : diminuer l’empreinte énergétique de nos pays (consommer l’équivalent d’une planète et non de 4)  pour préserver l’avenir et partager avec les pays du sud.
La méthode on l’a : ; mobiliser l’essentiel des investissements et de la recherche (1) en faveur de la « trinité » popularisée par Négawatt : la sobriété, l’efficacité et les énergies renouvelables. relocaliser les productions et se libérer ainsi des risques du black out, des emplois qui fuient, des pertes en ligne et des THT
L’argent on l’a, il faut transférer les investissements prévus pour la relance du nucléaire vers les 3 pôles énoncés.
L’opinion, on l’a : sondage après sondage elle répète, en France , en Europe, à une écrasante majorité, son choix pour le solaire, les renouvelables et le peu de crédit qu’elle accorde au nucléaire. Mais les sondages ne sont pas la démocratie et « à la veille des élections présidentielle et législatives de 2007, moment clé de notre démocratie, on nous annonce la construction imminente de l’EPR (2) à Flamanville, en Basse Normandie, sans que les Français aient été véritablement consultés. Cette décision bafoue la démocratie.
L’avenir énergétique de la France doit être choisi par tous les Français et pas par le lobby pro nucléaire défendant ses intérêts dans les couloirs des ministères. 84% des Français plaident en faveur des énergies renouvelables et 77% souhaitent que la maîtrise de l’énergie soit développée, lit-on dans un sondage BVA des 21 et 22 juillet 2006. Seules la sobriété énergétique et les énergies renouvelables garantissent un avenir aux générations futures et la préservation d’un environnement en péril.
Si l’EPR est construit, il absorbera tous les budgets consacrés à l’énergie, condamnant ainsi toute politique de maîtrise de l’énergie et de développement des énergies renouvelables. La France restera prisonnière d’un modèle énergétique centralisé, dépassé, polluant et dangereux.
L’EPR n’est vraiment pas la bonne réponse. » extrait du document de campagne du Réseau Sortir du nucléaire, bientôt disponible (4). 
Par des manifs décentralisées, à Lyon, Lille, Rennes, Toulouse et Strasbourg l’idée est de permettre à 5 fois plus de monde qu’à Cherbourg (?!) de descendre dans la rue, festivement, toniquement, résolument de  couleur  jonquille ou du soleil (voir logo),  foule sentimentale traçant l’avenir.
 Cette mobilisation « rêvée » est nécessaire pour faire basculer l’opinion des politiques présidentiables, encore inféodés au lobby nucléaire et qui martèlent qu’il faut « panacher »  entre les économies d’énergie, les renouvelables et le nucléaire, notre « atout » disent-ils, oubliant de dire qu’ils taillent la part du lion au nucléaire (voir ci-dessous les budgets recherches), oubliant de dire qu’ils perpétuent les déchets pour les générations futures, les risques insidieux des faibles doses radioactives, terribles de l’accident majeur, de la prolifération (ah, le nucléaire civil de l’Iran !!). Pour arriver à cette mobilisation, il nous faut déjà réserver la date du 17 mars 2007 et le dire partout (merci pour ces colonnes).
   Déjà  des listes (3). Des coordinations fonctionnent, La prochaine a lieu le samedi 16 décembre de 10h à 19h sans doute au centre culturel de Moissac; à 10h formation sur les outils du Réseau (2 diaporamas) qui peuvent servir de support à des conférences ; 250 intervenants se sont proposées pour organiser des réunions débats dans toute la France. Après un pique –nique convivial, à 14h coordination (5) proprement dite pour préparer la journée du 17 mars et à 18h rencontre avec l’associations des   « malades de la thyroïde » : un groupe de travail se met en place pour obtenir une enquête épidémiologique autour de Golfech.
 La journée du 17 mars 2007 prend forme : si la manif est prévue de 14h30 à 17h30 (les batucadas commencent à s’inscrire...), un apéro festif aura lieu de 12h30 à 14h30 à la « prairie des filtres » ; à partir de 10h des forums sont proposés mais aussi des tables dans plusieurs lieux de la ville pour faire signer les cartes de la campagne où nous nous engageons « à ne pas voter pour un candidat qui n’aura pas renoncé à l’EPR » (4). A 17h30 sans doute conférence avec A.Jacquart (accord de principe). Les réunions/ débat prévues  à partir de janvier 2007, doivent accentuer la mobilisation « Pour des alternatives au nucléaire, Stop EPR » mais aussi susciter des prises de conscience sur les nouvelles politiques énergétiques individuelles, locales, régionales à mener. L’idée est d’amorcer un travail qui continuera après le 17 mars pour que toutes les régions aient leur politique énergétique sans nucléaire ni effet de serre, une peu sur la base de l’étude « des 7 vents » financé par le Réseau et qui a  proposé avec les 3 milliards d’euros prévus pour l’EPR, des alternatives dans 3 régions de l’ouest.
Le point de départ de la campagne et de la mobilisation aura lieu partout en France le samedi 13 janvier 2007.
Les idées ne manquent pas mais il faut être nombreux. Dans le 47, notre local a pris forme et le 2ème mercredi du mois aura systématiquement lieu de 17h à 18h30 une projection video et de 18h30 à 20h une réunion pour prévoir animation, réunions etc.. En Janvier nous aimerions réussir un forum « 12h pour des alternatives au nucléaire » à la Rotonde du stadium, en février une projection/débat avec les montreurs d’images aura lieu, en mars l’AG de Vivre Sans le danger nucléaire de Golfech (5). On manque de bras pour  faire de ces projets une réussite et du 17 mars 2007 une irruption de la vie, inventive.
A bientôt             Monique Guittenit

(1) Budget consacré à la recherche en énergie en France en 2002 : 940 M€ dont 600 M€ provenant de l’Etat et le reste de contrats industriels. Somme et pourcentage consacrés  par thème de recherche : nucléaire 580 M€ = 61.7%, énergies fossiles 230 M€ = 24.4%, énergies renouvelables 50 M€ = 5.3%, efficacité énergétique 40 M€ = 4.2%, hydrogène et pile à combustible 40 M€ = 4.2%. Total 940 M€
Source Rapport Chambolle au PM (p.37)
http://www.recherche.gouv.fr/rapport/rapportnte.pdf
 (2) EPR : centrale nucléaire dite nouvelle en fait aussi dangereuse que les autres, entraînant la prolifération d’armes nucléaires si on l’exporte, ne renforçant pas notre dépendance mais accentuant notre vulnérabilité face au terrrisme, aux pannes gigantesques liées à la centralisations, ne créant que 300 emplois perennes alors que l’étude des 7 vents en propose 15 fois plus avec le meêm budget et une politique alternative. De plus le chantier de l’EPR en Finlancde sombre dans le ridicule avec 3 ans de retard annoncé
(3) s’inscrire sur Toulouse 2007 auprès de jocelyn@stop-epr.org
(4) Documents à demander à Collectif International STOP EPR
Coordination Philippe Brousse, 9, rue Dumenge 69317 Lyon Cedex 04 ;  http://www.stop-epr.org, E-mail : contact@stop-epr.org
(5) VSDNG-Stop Golfech a un journal Stop Golfech, un local au 148 rue Gérard Duvergé à Agen,  partagé avec d’autres associations, bientôt un blog ; de plus sur le site du Réseau  notre association aura sa page ; contacts : écrire au local, ou tel au 05 53 95 02 92 ou monique.guittenit@free.fr

Par Monique Guittenit - Publié dans : stopgolfech
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