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Jeudi 26 avril 2007

 
Réseau "Sortir du nucléaire" – Fédération de 765 associations - http://www.sortirdunucleaire.org
Communiqué du mardi 24 avril 2007 - Contact : 06.64.100.333

 
Nuage de Tchernobyl :
Sarkozy doit s'expliquer
 
 

A deux jours de la date anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl (26 avril 1986), le Réseau "Sortir du nucléaire" demande à Nicolas Sarkozy de s'expliquer sur son (in)action à propos des conséquences du passage du nuage de Tchernobyl sur la France et sur sa part de responsabilité dans le mensonge d'Etat qui a été mis en œuvre à cette occasion et par la suite.

 

En effet, en 1987, quelques mois à peine après la catastrophe de Tchernobyl et la contamination de la France par le nuage radioactif, M. Sarkozy était Chargé de mission pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au ministère de l'Intérieur. (*)

 

Est-il possible qu'il n'ait pas eu à travailler sur les conséquences du passage du nuage de Tchernobyl sur la France ? Détectables encore aujourd'hui, la contamination du territoire était importante en 1987 (**). D'ailleurs, à cette époque, la France agissait au niveau européen pour empêcher que ne soient prises des décisions d'élimination des productions alimentaires contaminées (***). M. Sarkozy aurai-t-il participé à ces manœuvres ? Quelles étaient exactement ses missions à cette époque ?

 

M. Sarkozy, qui prétend dire toutes les vérités (****) et briser tous les tabous, ne s'est-il pas de lui-même posé des questions ? N'a-t-il pas entendu parler du nuage de Tchernobyl ?

 

Plus tard, M. Sarkozy a occupé le poste de ministre de l'Intérieur de mai 2002 à mars 2004, puis de juin 2005 à mars 2007 : il a donc eu largement l'occasion de prendre connaissance des informations sur les conséquences du passage sur la France du nuage de Tchernobyl et de les rendre publiques. Il n'en a rien fait.

 

Une telle mise au point est d'autant plus nécessaire que M Sarkozy s'est révélé être un infatigable promoteur de l'industrie nucléaire, que ce soit lors de son passage au ministère de l'économie (de mars à novembre 2004) ou lors de différentes interventions en tant que Président de l'UMP.

 

NB : Les associations membres du Réseau "Sortir du nucléaire" organisent ces jours-ci, un peu partout en France, des initiatives de commémoration de la catastrophe de Tchernobyl. Cf : http://groupes.sortirdunucleaire.org/spip.php?mot6

 

 *********************************

 

(*) Etrangement, cet épisode ne figure pas dans la biographie de M. Sarkozy présentée sur le site web de l'UMP :

http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/l_ump/notre_equipe/l_equipe_nationale/le_president_nicolas_sarkozy

Par contre, on en trouve trace ici : www.lexpress.fr/info/france/dossier/sarkozy/dossier.asp?ida=433332

 

(**) "En Belgique, la charge corporelle moyenne de 137Cs mesurée chez des adultes de sexe masculin a augmenté après le mois de mai 1986 pour atteindre sa valeur maximale vers la fin de 1987, soit plus d'un an après l'accident. Ceci reflétait l'ingestion de denrées alimentaires contaminées." http://www.nea.fr/html/rp/chernobyl/fr/c06.html (Agence pour l'énergie nucléaire – OCDE)

 

(***) Lundi 16 février 1987 : lors d'une réunion à Bruxelles des ministres des affaires étrangères de l'Union européenne, la France refuse que soit prorogé le règlement européen sur la radioactivité maximale des aliments acceptable en cas d'accident nucléaire, adopté en toute urgence après Tchernobyl.

 

(****) Le 19/10/2005, M. Sarkozy déclare : "Il n'est pas normal, dans une grande démocratie comme la nôtre, que le secret continue de régir l'action de l'administration, et, à la vérité, des élus qui la dirigent. Des erreurs comme celles de l'amiante, le mystère qui entoure le trajet exact du nuage de Tchernobyl, ne sont plus acceptables".

http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/s_informer/discours/convention_de_l_ump_sur_l_ecologie_le_19_octobre_2005__1


par Stéphane Lhomme pour le Réseau sortir du nucléaire publié dans : suivi de Tchernobyl
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Jeudi 26 avril 2007


RECRUTEMEMENT DE LIQUIDATEURS VOLONTAIRES A Agen

OFFRE D’EMBAUCHE DESTINEE

A CEUX QUI SONT FAVORABLES A L’ENERGIE NUCLEAIRE


Action le samedi 28 avril 2007 à  Agen 10 h à 12h place des laitiers

ou place Wilson si pas de place

 

21 ans après l'accident MAJEUR de TCHERNOBYL :


Stop Golfech propose une action de recherche de liquidateurs volontaires pour l’anniversaire de Tchernobyl et avant le deuxième tour des présidentielles


Les personnes rencontrées lors de cette repmanence qui se déclareront "favorables à l'énergie nucléaire" recevront deux demandes d'engagement visant à assumer leur choix :


- la première concerne leur participation à la tentative "d'extinction" d'une "installation nucléaire de base" française suite à la survenue d'un accident majeur en signant un "Engagement de liquidateur"

il s'agit, en cas d'accident nucléaire, de se rendre à la centrale ou au site nucléaire concerné pour lutter contre la catastrophe.

- la deuxième à réserver un emplacement dans leur jardin, leur cave ... pour recueillir pour l'éternité la part de déchets nucléaires haute activité (milliards de milliards de Becquerels) vie longue (plusieurs millions d'années de demi-vie) issu du "combustible " déchargé des réacteurs produisant l'électricité de leur choix.

21 ans après l'accident industriel le plus tragique de l'histoire de l'humanité, la chape de désinformation sur la réalité des conséquences de l'accident posée de main de maître par l'AIEA  reste intacte.

Rappelons qu'environ 800 000 "liquidateurs" sont intervenus à Tchernobyl. La plupart sont aujourd'hui morts ou gravement malades dans un abandon total. Toujours grâce aux efforts combinés de l'AIEA et de l'ex URSS et de la France, le bilan sanitaire ne sera JAMAIS connu !

Ces temps-ci, les industriels de l'atome n'hésitent pas à affirmer, avec le plus grand cynisme, que le souvenir de la catastrophe de Tchernobyl s'estompe dans l'opinion, et qu'ils peuvent imposer à nouveau la construction de centrales. Il est donc nécessaire de lutter contre cet oubli, non seulement parce qu'une nouvelle catastrophe nucléaire est possible, mais aussi parce que celle de Tchernobyl n'en est en fin de compte qu'à son début :

- 21 ans après Tchernobyl, des millions de gens, principalement en Biélorussie et en Ukraine, vivent toujours en zone contaminée et ingèrent quotidiennement de la nourriture contenant du césium. La santé de ces populations, et particulièrement celle des enfants, continue de se dégrader : une catastrophe nucléaire a pour caractéristique de s'aggraver au fil du temps.

- En France, les malades de la thyroïde attendent encore que leurs souffrances soient reconnues et que la vérité soit faite sur le mensonge d'Etat lors du passage du nuage de Tchernobyl.

21 ans après les faits, malgré les preuves accablantes accumulées par la juge Bertella Geoffroy au cours de ses perquisitions dans les ministères  aucun des acteurs de l'époque n'est encore inquiété : seul le célèbre professeur Pellerin est mis en examen.

Après avoir affirmé que l'accident majeur était impossible sur ses réacteurs (pour pouvoir finir tranquillement la construction de son parc de 58 réacteurs nucléaires), la France reconnaît en 1996 que l'accident est possible et elle nous y prépare... en oubliant simplement de nous demander si nous acceptons de payer un tel prix pour notre production d'électricité !

Au stand de Stop Golfech seront aussi disponibles :

- des cartes à envoyer à Nicolas Sarkozy et à Ségolène Royal contre le projet de construction EPR, nouveau réacteur nucléaire prévu en Normandie

- des bons d'achat de pectine, produit qui permet de soigner les enfant s de Belarus touchés par les conséquences de Tchernobyl

- une pétition pour obtenir que l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) devienne indépendante de l'AIEA (Agence In ternationale de l'Energie atomique) pour les effets sanitaires de l'atome

- un dossier de la campagne qui continue sur les factures EDF : le nucléaire ne passera pas par moi


Pour tout renseignement :


Contact : Monique Guittenit 05 53 95 02 92

André Crouzet 06 85 22 71 33

 

__._,_.___

par Monique Guittenit publié dans : stopgolfech
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Jeudi 1 mars 2007

            Pour le CO2 c’est l’ensemble de la filière nucléaire qu’il faut analyser.

 

 

Il est exact qu’un réacteur nucléaire  produit peu des émissions de CO²; par contre l'ensemble des industries du nucléaire et des transports de cette industrie, de la mine aux déchets, et notamment les transports, ont des émissions qui, sans être au niveau de celles de la combustion des combustibles fossiles, ne sont pas nulles et en tout cas supérieures à celles résultant de programmes d'efficacité énergétique ("à même service rendu, l'énergie la moins polluante est celle que l'on ne consomme pas") et d'utilisation des énergies renouvelables.Au Canada, le gouvernement fédéral ne prévoit pas de crédit pour la réfection des centrales nucléaires car elles ne contribuent pas à la diminution de l’effet de serre en vertu du protocole de Kyoto... (voir tableau ci-dessous qui montre qu’électricité peut signifier C02).

 

 

            Les dangers majeurs entraînés par le nucléaire

 

 

Cet avantage relatif en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre par rapport à des centrales à combustible fossile (elles-mêmes plus ou moins "émettrices" selon le combustible et la technique) doit être mis en regard des "inconvénients" que représentent les risques d'accidents, les rejets et déchets radioactifs et la prolifération des armes nucléaires, du terrorisme . Tchernobyl est là avec ses 9 millions de personnes vivant toujours dans des territoires contaminés (source ONU), ses 500 000 enfants malades, son million de liquidateurs qui ont sauvé l’Europe d’un plus grand désastre et meurent peu à peu « sous le boisseau » ( "Enfants de Tchernobyl-Bélarus" 22 rue Principale  68480 Biederthal ; site : http://enfantsdetchernobylbelarus.doubleclic.asso.fr/)

 

 

            C'est le dérèglement climatique qui s'attaque au nucléaire, démultipliant les risques et les problèmes.

 

 

Au cours de la tempête de décembre 1999, la centrale nucléaire du Blayais (Gironde) a été gravement inondée, frôlant la catastrophe. Pendant la canicule 2003, EDF a dû arrêter de nombreux réacteurs - et même arroser ceux de Fessenheim (Alsace) – du fait du réchauffement des eaux des fleuves, et la France n'a évité la pénurie qu'en important massivement de l'électricité à un coût exorbitant.

 

 

Quelques jours à peine après les défaillance de la France nucléaire à répondre aux pointes de consommation de cet hiver dernier, c'est à nouveau le spectre de la sécheresse qui menace : avant que les autres centrales nucléaires ne soient touchées, il apparaît déjà que celle de Civaux (Vienne) va être sous peu en difficulté du fait de la baisse du niveau de l'eau dans la Vienne.

 

 

Il faut s'attendre à des canicules et des excès climatiques de plus en plus fréquents et intenses, provoquant la neutralisation des réacteurs nucléaires !

 

 

            Les pays qui ont le plus de nucléaire, dont la France le pays le plus nucléarisé du monde, contribuent le plus à l’effet de serre….car ils encouragent une société de gaspillage vulnérable et dépendante.

 

 

En incitant à  l'augmentation de la consommation d'électricité (chauffage électrique, climatisation), la France, suréquipée en production de « base », a du mal à assurer les pointes et doit pour cela importer de l’électricité, d’Allemagne en particulier, à qui on achète plus d’électricité qu’on lui en vend. Cet hiver la France a importé de l’électricité de l’Allemagne pourtant engagée dans la sortie du nucléaire et où il faisait encore plus froid.  Le réseau allemand tombant en panne, n’a pas pu nous fournir à l’heure de pointe provoquant l’effondrement d’une partie du réseau français. Gérer les « pointes » renforce le besoin en centrales électriques alimentées en combustible fossile et entraîne par conséquent une augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

 

 

            Le retard dans une politique énergétique novatrice pour lutter contre les gaz à effet de serre

 

 

Nous prenons ainsi du retard dans ce domaine 100 fois plus développé en Allemagne (dès maintenant plus de 10% de son électricité est produite par le solaire et l’éolien) au Danemark ou ailleurs, ce qui nous pénalise commercialement et en emplois potentiels, sachant que les économies d’énergie et les énergies nouvelles sont bien plus créatrices d’emplois que la production centralisée

 

 

d’électricité. (voir étude des 7 vents www.sortirdu nucleaire.org)

 

 

Promotion de la consommation d’énergie, voir gaspillage, fragilité face aux pointes climatiques, retard dans les activités de maîtrise d’énergie –que ce soit dans les systèmes à haut rendement, les matériels efficaces, les énergies renouvelables, voilà ce qui caractérise la France, modèle mondial du nucléaire.

 

 

elle exporte l’équivalent de 9 à 10 réacteurs..).

 

 

 C'est au niveau mondial que se pose l'enjeu de la lutte contre le changement climatique. Les études publiées par Global Chance montrent qu'une relance massive et aussi rapide que possible du nucléaire au plan mondial, avec tout les risques qu'elle comporterait sur le plan de l'environnement, de la santé et de la paix, n'apporterait qu'une contribution mineure en 2030 à la diminution indispensable des émissions de gaz à effet de serre, en tout cas inférieur à 10% des émissions de CO² prévues à cette époque (actuellement le nucléaire assure 2,5% de l’énergie consommée dans le monde— sources AIEA). . La Chine qui lance un appel d’offre pour 4 réacteurs ambitionne de passer de 2 à 4% d’électricité nucléaire en 2030, c’est dérisoire.  Pour lutter contre l’effet de serre il est plus efficace de vendre à la Chine par exemple des centrales à charbon moins polluantes ; EDF sait les faire (ex. à Gardanne).

 

 

Ainsi, malgré les efforts de notre industrie nationale, le nucléaire est plutôt sur le déclin, et la crise touche ses infrastructures. Il souffre d’une crise de légitimité (désinformation de la population, risque de catastrophe depuis Tchernobyl, prolifération militaire à partir du nucléaire civil, menaces terroristes, gestion non résolue des déchets, coûts considérables cachés et pris en charge jusque là par les états etc.). Crise aussi du vieillissement des 440 réacteurs. Il faudrait en démarrer 80 dans les 10 ans (seuls 31 sont engagés), 200 dans les 10 ans suivants, pour conserver la part mondiale actuelle du nucléaire.

 

 

 

 

 

Les silences des discours sur l’effet de serre

 

 

             L’énergie ne produit que 13% des gaz à effet de serre en France (voir tableau ci contre) et dans le monde encore moins. Le CO2 n’est pas le seul coupable de l’augmentation des gaz à effet de serre.

 

 

"Les versions des années 90 s'accordaient à donner au gaz carbonique 50% de la responsabilité de l'effet de serre, 15% au méthane, 12% au protoxyde d'azote, 15% à la vapeur d'eau et 8% pour les autres sources, principalement les fréons et ozone d'origines récentes. Donc, haro sur le

 

 

grand responsable, le CO2. Accusé numéro 1 : les combustibles fossiles ; le discours passe très bien auprès des populations sensibilisées aux problèmes de l'environnement. Manipulation ?" (...)

 

 

"Mais cette augmentation est aussi due à la déforestation, à la mortalité du plancton végétal induite par l'intensification des ultraviolets du fait de la dégradation de la couche d'ozone stratosphérique sous l'action des fréons ; ces diverses causes d'évolution du taux de CO2 dans l'atmosphère sont d'ampleur sensiblement égale à l'usage des combustibles fossiles dont on peut évaluer l'impact global sur l'augmentation des gaz à effet de serre à environ 4 à 5%. Dans le même temps, le méthane a plus que doublé en passant de 0,8 à 1,7 ppmv, soit 8% d'augmentation de l'effet de serre ; principaux coupables, l'agriculture et l'élevage intensifs, la déforestation. Le protoxyde d'azote (N2O) est passé de 0,275 à 0,305 ppmv et l'effet de serre d'une seule molécule est estimée à l'égal de 310 molécules de CO2 ; là encore les principaux coupables sont l'agriculture

 

 

et l'élevage intensifs." http://www.dissident-media.org/infonucleaire/vache_industrie.html

 

 

 Que ce soit au niveau national ou au niveau mondial, la réduction des émissions de gaz à effet de serre (il faudrait réduire d'un facteur 4 à l'horizon 2050 dans les pays industrialisés comme la France) demande une politique diverse :

 

 

 Lutter contre la déforestation, favoriser une agriculture n’émettant pas de CO2 et de méthane ou promouvoir des méthodes minimisant l’impact de ce méthane (production de biogaz), lutter contre la destruction du plancton sont des moyens de lutte efficace contre l’effet de serre minimisés par la discours ambiants.

 

 

 Une politique énergétique moins productrice en gaz à effet de serre est un des éléments de cette politique globale. Cette politique est une  combinaison de programmes massifs de sobriété et d'efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables. Une réduction  de la consommation d'énergie à meilleur service rendu est possible dans des conditions économiques favorables, avec des bénéfices considérables en termes sociaux (emploi, confort), environnementaux (pollutions locales, climat) et géopolitiques (réduction des tensions, développement des pays les plus pauvres, étranglés aujourd'hui par l'augmentation des prix de l'énergie). C’est dans le cadre d’une société sobre en énergie que les énergies renouvelables auront toute leur place dans les pays du nord « énergie voraces ». Une réduction du CO2 produit par les centrales à charbon dans les autres pays comme la Chine ou l’Inde est aussi un des éléments de cette politique globale.

 

 

Tentative de synthèse par Monique Guittenit

 

 

Emprunts de la réflexion aux docs divers du Réseau (diaporama de Nadège Morel, brochure contre l’EPR de Martin Leers et travail de Pierre Péguin membre du CA) ainsi qu’ à Stop Nogent (dissident- média)

 

 

 

 

 

par Monique Guittenit publié dans : contre la relance actuelle du nucléaire
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Jeudi 1 mars 2007

Comment se passer de Golfech ou du Blayais par exemple
Problème posé par Monique à Marc St Aroman :
O.Sidler dit qu'on peut économiser 1200kwh par foyer qui s'équipe en 10 ampoules économes, 1 frigo classe A, supprime les veilles et asservi sa pompe au thermostat ; en sachant qu'il y a 24 millions de foyers combien cela nous fait-il de TWH ou de réacteurs
SAM Vérification sommaire de l'hypothèse Sidler :
 - Ampoules : 10 ampoules classiques sur 4h /jour pendant un an = 10 x 0,075 kW x 4h x 365 jours = 1 095 kWh ; 

10 ampoules basses conso   "           "           "       = 10 x 0,008 x 4 x 365                =  116 kWh 
Gain :   979 kWh
 - Frigo :passage d'un classe D à un classe A Gain 110 kWh
 - enlèvement de la pompe de circulation Gain en fonct continu : 0,03 kWh x 150 jours x 18 h = 81 kWh
 Total : 979 + 110 + 81 = 1170 kWh ON EST DONC PROCHE DES CHIFFRES DE Sidler… (sans les veilles ndlr)
 Donc, sur un an :  24 millions de foyers x 1 200 kWh  = 28 800 000 000 kWh ou 28,8 Terawattheures : Soit en équivalent :
Un réacteur de Golfech produirait en un an 1 300 000 kWh x 365 jours x 24 h x 0,78 (coeffcient de production) =  8,9 TWh
L'équivalent en gain sur un an serait de 28,8 / 8,9 = 3,2 réacteurs comme Golfech ou 28,8 / 6,15 = 4,7 réacteurs comme Blaye.
 Dans les 24 millions de foyers il n'y a pas que des chauffages centraux mais de l'électrique qui est bien pire : le gain, en cas de changement de source d'énergie, serait des centaines de fois supérieur ! Marc St A.

par Monique Guittenit publié dans : stopgolfech
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Jeudi 1 mars 2007

 

Mercredi 7 mars Rotonde du stadium Agen , 6 heures pour dire

 

 oui aux  Alternatives au nucléaire et Stop EPR

-17h à 19h video "Le sacrifice" (24mns) qui évoque l’abandon et la détresse du million de jeunes hommes de l’ex URSS qui ont empêché que Tchernobyl soit encore plus dramatique  puis diaporama : nucléaire  ou alternatives, quelle énergies pour demain (débat)

 

 

-         19h apéro concert avec Pol’Jo, musique folk

 

 

- 20h : documentaire  "Ultimaton (50mns) et débat en présence du réalisateur Laurent Tabet.

« Fruit d'une enquête de plusieurs années, ce documentaire présente la face cachée                       du nucléaire en France mais aussi tout particulièrement celle du Cotentin: le centre

de retraitement de La Hague, la centrale de Flamanville, le nucléaire militaire à  Cherbourg…  Des propos clairs et posés. Ce film remarquable de 1999 est toujours d'actualité par   une mise en perspective historique passionnante ».

entrée libre,  table de presse et petite exposition satirique.

 

 

Lors de cette soirée seront prises aussi les inscriptions aux bus pour la manifestation du 17 mars à Toulouse 14h prairie des filtres

 

2 bus sont prévus dans le 47, un géré par la SEPANLOG, au départ de Marmande le samedi 17 mars à 9h avec arrêt à Tonneins, Port Ste Marie et Agen , l ‘autre géré par les Verts 47 partant de Fumel à 9h avec arrêt à Trentels, Villeneuve et Agen.

 

Départ d’Agen vers 10h30 (gravier,face au commissariat de police) pour participer à l’apéro concert  à  12h avec Garance, les Malpolis et Peplum.

 

Tel au 05 53 65 97 86 si vous voulez prendre le bus à Agen,

 

au 05 53 47 68 11 et 09 52 28 98 41 su vous prenez un des 2 bus en dehors d’Agen.

 

 Les inscriptions sont closes le dimanche 11 mars au soir ; prix 12€ aller retour et 6€ pour les étudiants etc..

Le retour à partir de Toulouse aura lieu à 18h ou 19h.

 

Pour ceux qui veulent participer aux forums dès le matin covoiturage à Agen, 8h30 même lieu.

 

 

- par ailleurs jeudi 8 mars à Nérac : diaporama présenté par Stop Golfech avec le Hérisson d'Albret

 

 “Nucléaire ou alternatives, quelles énergies pour demain”  

- le 10 mars 10h30 148 rue Duvergé conf de presse pour annoncer la manif ; merci de venir avec des boites de conserves pour annoncer la manif+ tenue blanche et jaune+ parapluies bref tout déguisement possible en blanc et jaune ; ce serait bien qu'il y ait des représentants des assos qui soutiennet la manif  : conf paysanne, Verts 47, Sepanlog, Planète 47, Valenergol, Attac, Collectifs antilibéraux, Maison citoyenne de Villeneuve, Alternatives Libertaires, LCR etc.. .Si vous ne pouvez venir merci de m'envoyer votre accord pour signer un com.

 

Ce matin à Paris cela s'est très bien passé (voir fichier joint)

 

- en suivant le 10 mars AG de VSDNG voir journal  p.4 et 15 + les derniers préraratifs de la manif (on sera libres vers 12h30)

 

 

 

 

 

par Monique Guittenit publié dans : actions contre EPR
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Jeudi 18 janvier 2007

Nucléaire ou alternatives

 

Quelles énergies pour demain

 

Réunion-débat ouverte à tous

 

 

 

 

 

- MARMANDE : mercredi 24 janvier 2007  18h30  Salle Damouran  Square de Verdun

 

 ( Face à la Poste )

 

 

 

- DURAS : vendredi 26 janvier 2007  (21h)  Salle de la Mairie à l'entrée du château

 

 

 

-TRENTELS : lundi 29 janvier 2007  (21h)   Salle du camping de Lustrac

 

 

 

- Villeneuve sur Lot : 31 Janvier 2007 – 18h à Villeneuve sur Lot , salle des mariages à la mairie

 

 

 

 

 

Organisateurs : les Verts 47, Pierre Salane et Yvon Ventadoux ; salane.pierre@club-internet.fr

 

Animateur : Stop Golfech- VSDNG, Monique Guittenit, monique.guittenit@free.fr

 

 

 

 

 

L'énergie est aujourd'hui au centre de toutes les préoccupations : son prix augmente et les ressources se raréfient ; les inégalités d’accès à l’énergie, déjà dramatiques, se creusent ; le changement climatique, conséquence de notre consommation d’énergie, menace la vie sur Terre ; des guerres éclatent pour l'appropriation des réserves énergétiques et la prolifération nucléaire met en péril une paix fragile.

 

 

 

Comment pouvons-nous faire face à cette crise énergétique ?

 

Face à ces enjeux vitaux, l’Etat français ne voit qu’une seule option : la construction d’un nouveau réacteur nucléaire, l’EPR, (en Normandie) qui va se rajouter aux 58 autres réacteurs français...

 

Mais le nucléaire peut-il jouer un rôle face à cet avenir énergétique incertain ?

 

Quelles sont les solutions viables pour garantir un avenir aux générations futures et protéger notre environnement ?

 

Comment continuer à profiter des bienfaits de l’énergie sans pour autant détruire notre planète ?

 

 

 

En ce début 2007, le Réseau "Sortir du nucléaire" et ses 765 associations, organisent des réunions-débats dans toute la France pour lancer un véritable débat sur l’énergie au XXIème  siècle. Il s’agit d’informer et de mobiliser tout un chacun sur l’avenir énergétique de la France. Cette réunion-débat est l’occasion de se réapproprier des questions qui ne sont décidées qu’à la tête de l’Etat et sans consultation démocratique. L’énergie, c’est l’affaire de tous !

 

 

 

Le 17 mars 2007, 5 grandes manifestations simultanées (à Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse) permettront aux citoyens de faire entendre leur opposition à la construction du réacteur nucléaire EPR, et leur exigence d'investissements dans les économies d'énergie et les énergies renouvelables. Plus d’infos sur www.stop-epr.org

 

 

 

 

 

 

 

 Mercredi 7 février, 21h, Montreurs d’images– Agen

 

Film– débat avec Wladimir Tchertkoff

 

 

 

« L’avenir peut-il être nucléaire » ?

 

 A l'heure où les enjeux énergétiques sont un des thèmes majeurs de l'avenir économique et écologique de notre pays mais aussi de notre planète, 2007 est un tournant pour la politique énergétique de la France. Le nucléaire est présenté par les uns comme un instrument de lutte contre l'effet de serre et ceux-ci veulent réaliser l'EPR, tête de pont du renouvellement du parc nucléaire, et les autres rejettent la fuite en avant dans cette industrie mortifère, autre danger majeur à stopper en urgence.

 

W.Tchertkoff, réalisateur, qui présente "Le Sacrifice" ( 24 mns) sur les conséquences de Tchernobyl à travers le suivi pendant 15 ans de 5 liquidateurs et "Controverses nucléaires" (50 mns) sur les manipulations d'institutions internationales comme l'AIEA et l'OMS par le lobby nucléaire est un de ceux là.

 

Soirée en partenariat avec Stop Golfech ( André Crouzet et Monique Guittenit)

 

 

 

 

 

 

 

Toutes ces débats sont organisés dans le cadre de la campagne du Réseau Sortir du Nucléaire : "Oui aux Alternatives au nucléaire, Stop EPR" qui interpelle les candidats aux présidentielles et organise 5 manifestations le samedi 17 mars (Toulouse pour notre région)

 

 

 

 

par Monique Guittenit publié dans : actions contre EPR
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Vendredi 12 janvier 2007

 

 

Réseau Sortir du Nucléaire

 

 

Fédération de 765 associations

 

 

9 rue Dumenge, 69004  LYON

 

 

Tél. 04 78 28 29 22 Fax 04 72 07 70 04

 

 

www.sortirdunucleaire.org

 

 

                                                                                                                                                                              

 

 

 

 

 

Article de Paul burel - Ouest-France du 10/01/07 – En guise de droit de réponse citoyen :

 

 

 

 

 

Le nucléaire est marginal et déclinant

Il n'y a pas de "grand retour" du nucléaire

 

Comme un certain nombre de ses collègues journalistes, M. Burel a pris pour argent comptant les effets d'annonce des industriels du nucléaire, relayés par la Commission européenne. Ainsi, le nucléaire ferait son "grand retour". Non seulement ce n'est pas le cas, mais... la réalité est exactement inverse (*).

 

 

 

Ce 1er janvier 2007, pas moins de sept réacteurs ont définitivement cessé de fonctionner en Europe, atteints par la limite d'âge ou devenus trop dangereux : deux à Dungeness et deux à Sizewell (Angleterre), deux à Kozlodoui (Bulgarie), et un à Bohunice (Slovaquie). Il ne s'agit là que des prémices d'un déclin inexorable que l'industrie nucléaire mondiale, au mieux, va tenter de limiter.


Ainsi, le 10 novembre 2006, Claude Mandil, directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a déclaré : "la tâche principale de l'industrie nucléaire dans les années à venir sera de remplacer les centrales existantes qui auront atteint leur fin de vie. Cela signifie qu'on aura besoin de nombreuses centrales sans pour autant augmenter la part du nucléaire dans la production d'électricité."

 

 

 

Et encore, il s'agit d'une formulation diplomatique de la part de M. Mandil, mieux placé que quiconque pour savoir que c'est la déclin qui attend le nucléaire : la seule chose qui soit certaine est la fermeture, d'ici 2025, d'environ 250 réacteurs nucléaires sur les 435 en fonctionnement actuellement sur la planète. Et la fermeture des autres arrivera dans les deux décennies suivantes.

 

 

 

M Burel et les tenants du nucléaire tentent de se rassurer en utilisant la méthode coué : on dénombrerait ainsi "222 projets de constructions de réacteurs". Il s'agit d'une pauvre compilation d'effets d'annonce, la plupart du temps faits par des représentants locaux de l'industrie nucléaire.

 

 

 

Le nucléaire permettrait de lutter contre le réchauffement climatique ? Le rapport "Facteur 4", remis au gouvernement français en octobre dernier, explique que "l'énergie nucléaire représente 2 % de l'énergie finale dans le monde" et pointe "l'apport finalement marginal du nucléaire" dans la lutte contre l'effet de serre.

 

 

 

Le prix de l'électricité d'origine nucléaire deviendrait compétitif ? Les britanique n'en finissent plus de réévaluer la facture du démantèlement de leurs installations, passée de 70 à 104 milliards d'euros en quelques semaines. Pour la France, on peut multiplier ce total par trois ou quatre : explosif !

 

 

 

L'atome surferait sur la vague écologiste et l'opinion y serait favorable ? La Commission européenne est restée bien discrète sur le sondage qu'elle vient elle-même de commander et qui montre que seulement 20% des européens (et 21% des français) sont favorables au nucléaire.

 

 

 

La France serait un "expert" reconnu ? Areva n'arrive même pas à construire le seul réacteur qu'elle ait réussi à vendre, l'EPR en Finlande : au moins 3 ans de retard et 1 milliard d'euros de pénalités. En attendant pire.

 

 

 

Le changement climatique et la montée du prix de l'énergie sont de vrais problèmes... mais le nucléaire, marginal et déclinant, est totalement incapable d'y répondre. Il ajoute par contre ses propres tares : risques de catastrophes, déchets radioactifs, prolifération vers la bombe atomique. Pour sauver la planète, il faut certes lutter contre le changement climatique, mais aussi sortir au plus vite du nucléaire. On ne soigne pas la peste avec le choléra...

 

 

 

Stéphane Lhomme (06 64 100 333)

 

 

Alain Rivat (06 67 67 27 74)
Portes-parole du Réseau "Sortir du nucléaire"

 

 

 

(*) Illustration à travers quelques exemples :

- Grande-Bretagne
22 des 23 réacteurs actuels seront fermés en 2023. Certes, M. Blair annonce des projets de nouvelles centrales, mais il est un des seuls à soutenir cette idée, face à une opinion publique qui y est très défavorable. Qui plus est, M. Blair a annoncé que les éventuelles nouvelles centrales devraient être construites par des entreprises privées... sans subventions de l'Etat. Or, le nucléaire ne s'est développé que lorsque des Etats lui ont consacré d'immenses sommes d'argent public (sans jamais demander leurs avis aux citoyens, mais cela est encore un autre débat). Il est vraisemblable que, vers 2020, le nucléaire représentera moins de 1% de l'énergie consommée en Grande-Bretagne.

- Russie
Vladimir Poutine annonce de nombreux nouveaux réacteurs nucléaires, mais il est bien moins loquace concernant la fermeture prochaine des 31 réacteurs actuels : "Tous nos réacteurs (opérationnels) s'éteindront dans dix ans. Pour éviter le "gel" du secteur nucléaire civil, il nous aurait fallu construire 1,5 réacteur par an depuis longtemps" a expliqué un membre d'une délégation du Kremlin en visite aux USA (cf dépêche de l'agence RIA Novosti du 7 décembre 2006).

- Europe centrale
Les quelques vingt réacteurs nucléaires de ces pays, pour la plupart anciens et de technologie soviétique, sont promis à une fermeture prochaine. Les pays Baltes et la Pologne se sont associés pour essayer de construire un réacteur nucléaire. Loin d'être un élément du supposé "grand retour" du nucléaire, ce projet vise seulement à essayer de compenser la fermeture avant 2009 du second réacteur d'Ignalina (Lituanie), le premier étant... déjà fermé.

- USA
Aucune commande de réacteur n'a eu lieu depuis l'accident nucléaire de Three Mile Island (1979). Depuis, la durée de vie des 103 réacteurs en activité est régulièrement prolongée (jusqu'à 60 ans pour certains), augmentant considérablement le risque d'accident. Le Président Bush a certes signé en juin 2005 des dispositions pour attribuer de fortes sommes publiques aux compagnies privées qui construiraient des réacteurs nucléaires, mais aucun projet ne semble se concrétiser et le processus pourrait être remis en cause du fait de l'alternance du pouvoir avec les Démocrates. Et, même si certains projets se réalisaient , ils seraient très loin de compenser la véritable bérézina qui frappera l'industrie nucléaire des USA lorsque les vieux réacteurs fermeront enfin. (Il faut espérer que ce ne soit pas après une catastrophe nucléaire).

- Asie
C'est dans cette région du monde que les projets semblent (hélas) les plus sérieux. Ainsi, la Chine est parfois annoncée comme "le nouvel eldorado" du nucléaire parce qu'elle entend construire 30, et peut-être 40 nouveaux réacteurs. Rien ne permet de penser qu'ils seront tous construits (tant les investissements financiers nécessaires sont immenses) mais, même si c'est le cas, la Chine produira alors "royalement" 4% de son électricité avec le nucléaire, soit 0,7% de sa consommation d'énergie. De même, les projets annoncés en Inde, une vingtaine de réacteurs, permettraient à peine à ce pays de couvrir environ 5% de son électricité (1% de sa consommation d'énergie).
Le parc nucléaire japonais, le troisième au monde après les USA et la France, connait de graves problèmes de sûreté, 17 réacteurs ayant même été fermés d'un coup (pour plusieurs mois) en 2003 du fait de la falsification par les exploitants de rapports de sûreté alarmants. L'opinion publique a été très marquée par ce scandale mais aussi par l'accident de Tokaï-Mura en 1999, qui a causé la mort de trois travailleurs et irradié des centaines d'habitants.

- Amérique du Sud
Le Brésil, où ne fonctionnent que deux réacteurs, en annonce 5 nouveaux, mais il est d'abord confronté au problème d'Angra3, réacteur resté en pièces détachées depuis... 20 ans. Idem pour l'Argentine (où fonctionnent aussi deux réacteurs) qui a annoncé en août 2006 un plan nucléaire dont le premier objectif est de terminer la construction du réacteur Atucha 2, commencée... en 1981.

- Dictatures
Ici ou là, des dictateurs pensent se donner du prestige en annonçant la construction d'un réacteur nucléaire. C'est le cas de Kadhafi (Libye), Loukachenko (Biélorussie, pays toujours contaminé par la catastrophe de Tchernobyl) ou de l'Egypte où le fils de Moubarak a le soutien des USA pour la construction d'un réacteur. La Corée du Nord et l'Iran ont chacun un programme nucléaire pour lequel la production d'électricité reste virtuelle, l'objectif étant l'accès à l'arme atomique. En résumé, beaucoup d'annonces pour... fort peu d'électricité.

- Allemagne / Suède
On peut lire ici où là que le plan de sortie du nucléaire en Allemagne serait remis en cause. Ce n'est pour le moment pas le cas mais, de toute façon, le pire qui soit envisagé est de ne pas fermer les réacteurs de façon anticipée. En aucun cas la construction de nouveaux réacteurs n'est envisagée : le nucléaire est de toute façon promis à la disparition en Allemagne. La situation est identique en Suède où la fermeture des 10 réacteurs actuels a été décidée en 1980. Ce plan traîne certes en longueur mais, là aussi, aucun nouveau réacteur n'est prévu et le nucléaire va de toute façon disparaitre. Notons aussi qu'un accident, potentiellement très grave, a été frôlé le 25 juille dernier à la centrale de Forsmark.

 

 

 

- Finlande / France

Ces deux pays portent les espoirs de l'industrie nucléaire en Europe : ils souhaitent construire chacun... un réacteur, l'EPR du français Areva. Une fois de plus, rien à voir avec un "grand retour" du nucléaire. D'autant que le chantier finlandais, le seul à être lancé, est un véritable calvaire : 18 mois de retard officiellement, au moins trois ans en réalité. Le constructeur Areva perdrait dans l'affaire près d'un milliard d'euros. Qui plus est, l'EPR a été refusé le 16 décembre dernier par les chinois à l'occasion ce qui était présenté comme le "contrat du siècle", la construction de quatre réacteurs. De fait, on ne saurait trop conseiller à la France de renoncer à construire l'EPR prévu à Flamanville (Manche), et d'en reverser le financement vers les économies d'énergie et les énergies renouvelables.

 

par Stéphane Lhomme publié dans : contre la relance actuelle du nucléaire
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Dimanche 7 janvier 2007

Le Réseau "Sortir du Nucléaire"  - Fédération de 765 associations

 et Stop Golfech-VSDNG organisent une action/information anti-nucléaire

 

 

Samedi 13 janvier 2007, place Wilson,

 

 

boulevard de la République, Agen 14h (*)

 

 

 Contre la construction du réacteur EPR,

 

 

Un vote sera organisé autour d'un chèque géant de 3,3 milliards d'euros.

 

 

 Il s'agit du prix du  réacteur nucléaire "EPR" que le gouvernement et les multinationales EDF et  Areva entendent construire à Flamanville (Manche), contre l'avis de la majorité de la population. (8% de Français et 12% d'Européens souhaitent relancer le nucléaire d'après l'Euro baromêtre  de la commission européenne début 2006)

 

 

Une étude commandée par le Réseau "Sortir du nucléaire" (**) montre que,  investie dans des plans d'économies d'énergie et de développement des énergies renouvelables, cette même somme permettrait de dégager au total (en  cumulant les économies ainsi réalisées et les productions) deux fois plus  d'électricité tout en créant quinze fois plus d'emplois (***).

 

 

  Le 17 mars 2007, à un mois du premier tour de l'élection présidentielle,